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Myth Cloth Thanatos
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Thanatos est le dieu grec de la mort, fils de Nyx qui, selon une des versions de la mythologie grecque, l'aurait conçu seule. Dans saint seiya, il se dévoile lors du chapitre Elysion sous un aspect nettement plus impérial que les descriptions antiques, au sein desquelles il apparaissait sous la forme d'un enfant sombre aux pieds tordus. Un personnage ténébreux donc, misanthrope, définitivement sûr de sa puissance, et à côté duquel même les redoutables juges des enfers font figure d'apprentis guerriers.
Apparaissant dans un premier temps revêtu d'une toge et portant une lyre, Thanatos dévoile très vite l'incroyable surplis qui lui sert de protection. Il ne faudra que quelques secondes aux saints d'Athéna pour se rendre compte que le cosmos du dieu de la mort est sans commune mesure avec celui de leurs précédents adversaires, qu'ils fussent guerriers divins, marinas, spectres ou même chevaliers d'or. Dans un premier temps intouchable, Thanatos pêchera finalement par excès d'orgueil, et commettra l'erreur fatale de s'en prendre à Seika, soeur aînée du chevalier pégase. Un acte inconsidéré qui lui vaudra de mourir sous les coups d'un Seiya transfiguré par son armure divine.
Nul doute qu'à l'image des bronze saints cherchant à vaincre la déité, les concepteurs de Tamashii ont du faire appel à tout leur savoir-faire pour maîtriser ce qui, dés le départ, s'annonçait comme une myth cloth hors-normes.
À personnage d'exception, boîte d'exception. Celle-ci est en effet presque deux fois plus grande que celles des MC conventionnelles, un format somme toute logique quand on découvre les éléments qu'elle contient, et en particulier les ailes gigantesques qui donnent toute sa superbe à l'un des plus puissants serviteurs d'Hadès.
Le recto respecte le design auquel nous sommes habitués, en l'occurrence une illustration du personnage à côté de laquelle se trouve une photo de la myth cloth, mais l'on peut également y voir - et c'est une première - le haut du surplis sur son socle. Les couleurs utilisées, allant d'un violet terne à un bleu sombre et sale, collent parfaitement à la noirceur du personnage.
Le verso, comme on pouvait s'y attendre, est riche et très joliment illustré. On y découvre, comme à l'accoutumée, le contenu de la boîte sous toutes ses formes possibles; socle, personnage en toge, en surplis, casqué et décasqué.
La photo centrale met en scène le dieu de la mort au cours de son combat sur les terres sacrées d'Elysion, lieu sous-entendu par la présence de nuages et d'une colonne antique.
Un travail de présentation somme toute alléchant, surtout quand on découvre pour la première fois la boîte. À elle seule elle en vaut le détour!
De façon tout à fait surprenante, le montage de Thanatos n'est pas des plus ardus, ce qui est plutôt appréciable quand on se souvient des difficultés rencontrées avec Rhadamanthys, personnage lui aussi lourdement revêtu.
Il faudra cependant s'y prendre avec calme et rigueur, les principales difficultés se situant en fait au niveau des lamelles constituant la jupe du surplis, et des protections abdominales (qui ont une fâcheuse tendance à sauter au cours de la manipulation).
La pièce, une fois montée, est très imposante et lourde, et il vous faudra faire preuve de patience afin de positionner correctement Thanatos.
Si vous décidez d'exposer votre figurine en toge sachez que le montage sera là des plus faciles, l'essentiel du surplis n'étant pas nécessaire, exception faite du diadème, de la lyre, des épaulettes et des lamelles ornant ces dernières.
Bien que ressemblant fortement au montage sur la figurine, l'assemblage des pièces sur socle (rigidité oblige) se révèle nettement moins ardu. Prenez simplement le temps de lire la notice, de regarder où chaque pièce se pose, et rien ne devrait vous poser de gros problèmes.
Diantre, par où commencer? Décrire ce Thanatos version MC s'apparente à l'exercice d'un poète devant résumer en quelques dizaines de lignes la richesse d'une mythologie!
La première réaction, lorsque la figurine est montée et positionnée, est de se dire "Quelle classe!". Pour le coup, en effet, Bandai a frappé très très fort, à tel point que trouver un seul véritable défaut à cette pièce relève des douze travaux d'Hercule.
Puisque c'est ainsi que nous le découvrons dans l'histoire, commençons donc par le personnage revêtu de sa toge, ici réalisée avec un tissu dont la souplesse égale celle de la cape de Crystal. Loin de sous-traiter une apparence que Thanatos ne garde que quelques instants, les concepteurs s'évertuent au contraire à nous offrir une lyre à tête de dragon magnifiquement sculptée, et un manteau dont le drapé allonge artistement la silhouette d'une figurine un peu plus grande que les juges eux-mêmes.
L'occasion, pour le collectionneur, de s'extasier sur le magnifique travail du visage, dont l'expression de supériorité n'a pas échappé à ceux qui l'ont réalisé. Tous les détails sont là, à commencer par les cheveux gris-argenté (quel rendu!), l'étoile frontale (version anime), ou encore les yeux sans pupilles, réalisés (comme pour Shun-Hadès) à l'aide d'une trame de couleur bleu-gris. Avec ou sans diadème, voilà une physionomie inquiétante qui inspire crainte et respect. Le diadème, justement, fait sans doute partie de l'un des plus réussis de la gamme, toutes séries confondues. Il est non seulement extrêmement bien détaillé, mais en plus de cela il épouse parfaitement la forme du visage. Le mouvement des cheveux est également irréprochable, et la lyre dont joue Thanatos en présence de ses elfes vaut à elle seule le coup d'oeil, tant elle reproduit fidèlement les dessins d'origine.
Les sculpteurs de la firme japonaise , comme nous allons le voir plus loin, font avec Thanatos la démonstration la plus complète de leur talent. Découvrons donc le dieu revêtu de son armure sombre, et voyons comment Bandai a donné vie au maître des morts.
En premier lieu, intéressons-nous au travail de sculpture des différentes pièces du surplis. Comme nous l'avons vu précédemment, le diadème est à lui seul un exemple de finesse, mais c'est sans compter avec la fluidité du reste de la protection. Toutes les pièces, sans exception, sont réalisées de main de maître. Rarement, à ce jour, une myth cloth aura présenté une telle harmonie d'ensemble, et en dépit de volumes impressionnants (les épaulettes confèrent au dieu une carrure impressionnante!), la figurine reste élégante et élancée. Les points d'attache eux-mêmes sont quasiment invisibles, comme en témoignent les protège-hanches constituant les bords de la jupe, ceux-ci se clipsant en effet au niveau de la taille. Il vous sera peut-être difficile d'agencer correctement les nombreuses lames composant la jupe, mais le jeu en vaut la chandelle, et vous serez certainement enchanté une fois ces dernières positionnées. Un authentique travail d'artiste que celui réalisé pour cette figurine, et que les ornementations argentées (décorant de part et d'autre le surplis) ne désavouent pas. Il en va de même pour les gigantesques ailes déployables, merveilleusement profilées et dynamiques, qui achèvent de donner à Thanatos toute sa classe divine.
L'autre aspect pour le moins remarquable de cette MC concerne la colorisation. Les teintes choisies, pour commencer, sont superbement adaptées et - si elles ne sont pas strictement identiques aux dessins d'origine -, il n'en reste pas moins vrai que les différences de texture qu'elle proposent donnent au personnage un caractère indéniablement ténébreux.
Revenons quelques instants sur les surplis des juges, et sur cette teinte gris-anthracite choisie par Bandai. Si l'on se penche de près sur ces MC, on peut remarquer que la peinture utilisée est translucide, et qu'elle laisse apparaître le chrome qui lui sert de sous-couche. Seules quelques rares pièces de Minos ne présentent pas cette caractéristique, mais dans l'ensemble on a devant les yeux des figurines dont la colorisation est basée sur un principe généralisé au sein de la gamme myth cloth. Et c'est là que Thanatos, une fois encore, se démarque de la majorité des réalisations passées (exception faite de Sion, dont le surplis est basé sur un principe identique à celui que nous allons aborder). Les ailes, la partie supérieure des épaulettes ou bien encore les extrémités des brassières (pour ne citer qu'elles) sont réalisés avec un violet translucide, mais d'autres parties telles que les jambières ou les lamelles de la jupe sont, a contrario, recouvertes d'une peinture noire, certes brillante, mais dont l'opacité ne laisse pas ressortir le chrome qu'elles recouvrent. Conséquence directe d'un tel choix, ces pièces confèrent à la figurine une noirceur plus intense que celle des juges, et qui sied parfaitement à ce qu'est le dieu de la mort. Une idée redoutablement efficace, et qui en plus de cela permet une unité chromatique irréprochable entre les mains (au nombre de quatre paires) et les avants-bras.
Notons enfin que le personnage est véritablement grand, ce qui ajoute encore à l'impression de sombre magnificence, surtout lorsqu'il est exposé face à Seiya Godcloth.
Je vous disais au début de cet article qu'il allait être difficile de trouver un seul véritable défaut à cette figurine, et c'est vrai. Si l'on ne tient compte que de l'aspect purement conceptuel, elle ne recèle aucune faiblesse. Seulement voilà, il existe certainement un léger fossé entre la sculpture d'origine et sa transformation en figurine de série, et c'est au niveau des ailes, cette fois-ci, que la seule erreur a été commise. Vues de face, elles ne présentent aucun défaut : colorisation superbe, sculpture précise et amplitude plus que satisfaisante mais, lorsqu'on regarde la figurine de dos, on remarque la présence de plusieurs vis ayant servi à joindre les deux parties de chaque aile.
Ce détail n'est pas spécialement catastrophique, mais il est évident que des vis recouvertes d'une peinture violacée auraient été plus discrètement intégrées à l'ensemble. Un défaut cependant relatif, surtout quand on prend en compte les incroyables qualités de cette MC.
Le corps G3, pour conclure avec la figurine, est à nouveau moyennement satisfaisant, le poids assez conséquent du surplis appuyant assez lourdement sur les jambes. Rien d'insurmontable, pourtant, la myth cloth de Thanatos restant assez maniable pour vous permettre de faire plusieurs essais avant de trouver la juste position.
Il reprend fidélement la position qui est la sienne dans sa version manga, bras levés et jambes tendues. Pour l'équilibrer, Bandai a eu recours à un support noir représentant une étoile (la même que celle ornant le front du dieu), et l'ensemble est convaincant. À titre personnel, ce socle ne m'a jamais plus emballé que cela, mais si vous recherchez la fidélité vous ne serez pas déçu.
Il n'y avait certes là aucune difficulté majeure (la silhouette reste humanoïde), mais force est de constater que le seul rajout effectué par Tamashii est tout autant esthétique qu'adapté .
Première myth cloth issue du chapitre Elysion, Thanatos fait une entrée à la mesure de sa grandeur et annonce, de façon magistrale, une gamme d'exception. Ce n'est d'ailleurs pas Seiya godcloth qui nous fera dire le contraire, et si Hypnos est du même niveau que son frère, nul doute que l'ultime chapitre de la saga saint seiya sera, en format MC, d'une qualité divine. La beauté de Thanatos vous fera mourir de bonheur !
Article rédigé par Yodin
Crédits photos : Shagma et Yodin.
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon