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Myth Cloth
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Saga des Gémeaux. Un nom qui, au sein de l'Univers Saint Seiya, évoque tout à la fois grandeur, folie, puissance, bonté et noirceur. Un personnage au signe ambivalent presque prédestiné à lutter contre ses propres démons, et qui au cours du Hadès chapter sanctuary se surpassera, sacrifiant son honneur au nom d'une cause qu'il sait juste. Contraints au silence par les circonstances, Saga et les autres renégats seront obligés d'affronter leurs anciens compagnons d'armes, les chevaliers d'or survivants de la bataille du sanctuaire.
Protégé par un surplis aux couleurs basaltiques, certi d'une aura de puissance seulement égalée par de rares Gold Saints et leader incontestable du trio ressuscité qui subira mille souffrances pour rejoindre Athéna, Saga des Gémeaux est à lui seul un symbole de la série.
L'annonce de son adaptation en Myth Cloth, qui n'a surpris personne au vu du rythme de sortie des renégats au début de l'année 2009, laissait présager une réalisation de haut niveau, proche de sa version or mais néanmoins différente de cette dernière de par son design et les progrès des concepteurs.
Pourquoi changer une formule qui marche? C'est donc sans surprise que le collectionneur retrouvera avec ce quatrième renégat les teintes des précédents.
C'est une nouvelle fois une image issue du dessin animé qui est utilisée comme illustration principale, quant au recto il suit l'idée initiée par Shura, puisqu'on y découvre enfin Saga à sa sortie du tombeau.
Il est très similaire à celui de la version Or (ce qui ne surprendra personne, les pièces étant très proches), mais il diffère cependant sur quelques points, comme par exemple les épaulettes ou la jupe qui, nouveauté oblige, sont entièrement articulées. Comme ses comparses sortis avant lui, le montage est donc relativement simple, et le collectionneur habitué risque de ne même pas sortir la notice.
À l'instar du montage sur figurine, ceux qui ont déjà mis en forme le socle Gold ne seront pas dépaysés avec sa version Surplis. Comme souvent avec ce genre de pièce "tentaculaire", la notice sera d'une aide appréciable, même si par ailleurs le montage en lui-même ne présente aucune difficulté particulière (emboîtement par exemple).
Qu'il s'agisse de Sion, Shura et Camus, tous les renégats édités par Bandai sont des réussites. Au vu de la popularité du représentant des Gémeaux, le collectionneur pouvait s'attendre à une réalisation de haut niveau et, de fait, la figurine proposée est (comme nous allons le découvrir) l'une des plus enchanteresses de la gamme. Tout le monde a encore en tête le remarquable travail effectué à l'époque pour la Gemini cloth, et si dans le cas de Camus les impressionnants changements remarqués entre versions Gold et surplis étaient prévisibles, il n'allait pas en être de même pour Saga, dont la première armure était déjà très aboutie. Et pourtant, les concepteurs parviennent à se surpasser en utilisant toutes les cordes de leur arc: silhouette élancée, grande taille du personnage et coloris adaptés. À l'évidence, les quelques imperfections du chevalier d'or ont fait l'objet d'une analyse rigoureuse, et le collectionneur a toutes les chances d'être impressionné par l'ingéniosité dont ont fait preuve les techniciens de Bandai.
Si de prime abord le surplis des Gémeaux n'est pas très différent du modèle qui l'a inspiré, il n'en reste pas moins une armure à part entière aux caractéristiques particulières: des extrémités pointues, des couleurs sombres et une chevelure qui passe d'un bleu vif à une teinte plus violacée, propice à l'évocation des combats nocturnes des renégats.
À l'ouverture de la boîte, la première chose qui interpelle est la couleur ténébreuse de l'armure. Rien à voir avec le gris Anthracite des juges d'Hadès, ici on a droit à un noir brillant qui confère aux diverses pièces quelque chose de gothique. Quelques touches de mauve et de bordeaux sombre apportent à cette protection infernale la juste dose de variété nécessaire, avec toutefois un choix de finition pas forcément des plus logiques, mais nous y reviendrons plus tard.
Dans l'immédiat concentrons-nous sur la sculpture de l'armure, pour constater assez aisément que la taille de Saga s'est affinée, au point que même le profil ne présente aucune grosseur disgracieuse. Vue sous cet angle la jupe de la version Gold était un peu volumineuse, alors qu'ici les concepteurs se sont appliqués à bien galber la ligne du dos tout en resserrant les pièces de façon à ce qu'elles épousent mieux les parties avant et arrière de la cuisse.
Tout comme pour Thanatos, Hypnos ou Seiya Godcloth, l'attache (ici articulée) se trouve à l'intérieur même de la pièce, une astuce discrète renforçant le réalisme de la Myth Cloth. Ajoutez à cela une figurine de très grande taille (à peu près égale à celle de Camus surplis), et vous vous retrouvez sans peine devant l'impressionnant personnage de la série. Tamashii intègre d'ailleurs une nouveauté pour la partie frontale de la jupe, puisque cette dernière se clipse au moyen d'une boule assurant des mouvements gauche-droite haut-bas. Inutile de vous dire que ce procédé facilite grandement la reproduction de l'Athena Exclamation.
Les épaulettes, aussi bien articulées que celles du Verseau des enfers, sont d'une envergure impressionnante, et elles confèrent à leur porteur la carrure de leader qui est la sienne. Le plastron est également réussi, et les charnières de fermeture ont été remarquablement bien intégrées aux courbes des dorsaux. On avait déjà pu constater cela depuis Baian, mais là on y voit presque que du feu. Résultat, la Myth Cloth gagne en finesse et en naturel.
Comme c'est le cas avec les autres surplis, de petites plaques noires et brillantes se fixent sur le dessus des mains, de quoi assurer une parfaite cohérence esthétique au niveau des bras.
Et puisqu'on en est aux comparaisons Gold/ Surplis, penchons-nous sur le casque, pour constater avec ravissement que les deux visages latéraux - pas spécialement irréprochables sur la cloth dorée - présentent avec le surplis des traits nettement plus lisibles. Il est vrai que Saga ne porte tout simplement pas ce heaume dans la série, néanmoins le collectionneur désireux de l'en équiper ne pourra que se réjouir de l'excellent travail de Tamashii. De la très belle ouvrage.
Les visages proposés (avec yeux ouverts ou fermés) sont aussi beaux que ceux du buste, et même s'ils ne surprennent aucunement, il est bon de noter l'intention de Bandai.
Enfin, l'ensemble pieds-jambières reprend le principe de la version or, avec un rendu là encore bien meilleur. Les pièces sont plus fines, ce qui soutient bien, visuellement parlant, la grande taille du personnage. Exposez un instant ce nouveau Saga à côté d'un Gold, et vous constaterez aussitôt que le surplis est écrasant de puissance. Quoi de plus normal pour un personnage de l'envergure du chevalier des Gémeaux? Il est évident que l'aisance aidant, les concepteurs exploitent au maximum les possibilités du corps G3, même si cela se fait au détriment d'une certaine cohésion d'ensemble.

Alors Saga le renégat Myth Cloth ultime? D'une certaine façon oui, toutefois je vous parlais, au début de cet article, d'un choix de finition (au niveau des couleurs) plutôt surprenant. Les teintes sont splendides, mais un oeil averti remarquera que cette fois-ci encore, Bandai a opté pour l'utilisation de peintures métallisées violettes concernant les parties du surplis qui sont de deux couleurs. À titre d'exemple comparez une cuissarde avec une jambière, et vous remarquerez aussitôt une différence dans le traitement de teintes originellement identiques. La cuissarde est en effet sous-couchée d'un chrome laissé apparent grâce à l'utilisation d'un mauve translucide. Pour la jambière la teinte est similaire, mais elle masque le chrome. Pourquoi une telle différence? Certainement pour les mêmes raisons que Camus: usiner ainsi cette pièce a du se révéler plus simple qu'avec Shura, qui lui ne présente pas cette particularité picturale. Alors le résultat est certes fort peu gênant, mais ne vous attendez pas aux chromes sous-jacents visibles sur les images officielles ou sur les photos de certains prototypes de salon.
Enfin (et ceci a déjà été évoqué au cours des articles de Shura et Camus), aucun bonus destiné à la réalisation de l'Athena Exclamation n'est fourni. Si vous voulez absolument mettre en scène cette attaque, il vous faudra d'abord faire preuve d'imagination en retirant certaines parties du surplis. L'avantage, toutefois, c'est que les trois renégats sont terriblement bien articulés, et même sans pièces endommagées rien ne vous empêchera de reproduire quelques scènes éponymes du Hadès chapter sanctuary.

Au vu de la réussite qu'est le totem Gold, on pouvait difficilement s'attendre à un raté avec la version surplis. Aucune innovation particulière, bien sûr, mais aucune déception non plus. L'objet est fidèle, bien ouvragé et finalement très impressionnant de par son originalité. Un socle superbe.
Bandai a peut-être voulu en finir vite avec les trois renégats les plus marquants du Hades chapter sanctuary, mais cela ne s'est pas fait au détriment de la qualité. Saga surplis est tout simplement impérial, et qualitativement parlant il atteint des sommets. On pourra toujours s'interroger au sujet de la méthode de finition des couleurs, mais en définitive la figurine dégage tellement de prestance que c'en devient secondaire.
Le surplis des Gémeaux réussit deux tours de force: le premier est de surpasser son homologue doré, le second est qu'il pourrait même parvenir à séduire ceux qui, parmi les collectionneurs, sont moins fans de la saga Hadès que du reste de la série, et je parle en connaissance de cause. Beaucoup de précision dans la sculpture, et des innovations qui pourraient presque donner une nouvelle dimension aux futures réalisations de la gamme. On souhaite de tout coeur que les deux derniers renégats soient aussi réussis que ceux du début d'année 2009 !

Article rédigé par Yodin
Crédits photos : Shagma et Yodin.
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon