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Myth Cloth Poséidon
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Selon la mythologie grecque, Poséidon, empereur des mers, était l'une des trois divinités les plus puissantes avec Zeus et Hadès. Dans saint seiya, il apparaît réincarné sous les traits du jeune Julian Solo, héritier d'un empire prospère, et dont la richesse a toujours dépendu des océans. vaincu par Athéna lors de leur précédent affrontement (des siècles auparavant), l'esprit de Poséidon sera libéré de l'urne qui le retenait captif par Kanon, frère du chevalier Saga des gémeaux, arrivé au royaume sous-marin après avoir été emprisonné au Cap sounion pour conspiration contre la protectrice du sanctuaire. Habile manipulateur, Kanon parviendra à se faire passer pour le général du dragon des mers auprès du dieu réveillé, et décidera dès lors de se servir de Julian Solo pour assouvir sa soif de pouvoir. Ce dernier, jeune homme ambitieux et séduisant, profitera d'une soirée mondaine pour demander à Saori de l'épouser, ce qu'elle refusera. C'est peu après qu'il apprendra la vérité sur sa nature divine, une fois que la sirène Thetys l'aura emmené au sanctuaire sous-marin, un lieu dont Poséidon est le maître absolu depuis des millénaires. Dès lors chef de guerre des Marinas et des généraux des sept mers, il déclenchera un déluge visant à supprimer l'humanité afin de pouvoir établir un nouveau royaume.
Les nombreux fans de ce personnage attendaient avec impatience son apparition au format Myth Cloth, et Bandai parvient à créer la surprise en sortant non pas une, mais deux figurines. La première version (Version Animée) reprend les coloris de la série, à savoir scale orangée et cheveux bleus, tandis que la seconde, appelée Royal Ornament Edition, s'inspire des teintes du personnage dans le manga; cheveux blonds et armure aux très vives nuances de rouge rouille.
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| Version Dessin Animé | Version Manga (Royal Ornament Edition) |
Une double sortie d'exception donc, d'autant que la Royal Ornament Edition fournit un certain nombre de bonus, en rapport direct avec les scènes les plus marquantes de la série et du manga.
Version Dessin Animé : Rien d'exceptionnel pour cette première mouture du dieu des mers, on retrouve sur le verso le coloris désormais habituel au sein des marinas; encart vert, illustration de la version vintage et Myth Cloth pose en pied. Le verso est des plus simples, puisqu'on y découvre Poséidon avec et sans diadème, trident en main et bien sûr la scale sur socle. À l'évidence, un personnage d'une telle importance aurait mérité un traitement plus approfondi mais, dans la mesure où aucun bonus n'est fourni, les infographistes ont fait avec ce qu'ils avaient à disposition. Une boîte fort peu exceptionnelle donc, et qui paraît presque fade comparée à celle d'un Kanon ou d'un Kasa.
Version Manga Royal Ornament Edition : Pour cette seconde version, Bandai a opté pour le format des coffrets Elysion. Le recto est plutôt surprenant car, à défaut de voir une illustration manga du dieu des mers, on découvre ce dernier en toge d'un côté, en armure de l'autre, le tout posé sur un fond où apparaît la scale sur socle. Le verso est un peu plus enchanteur (l'empereur des mers est visible de face sur son trône) et nous dévoile un contenu bien plus riche que celui de la Version Animée. Pêle-mêle on peut voir un trône, un visage aux yeux fermés, une toge, ainsi que le socle monté de deux façon différentes. Agréable, sans toutefois (là encore) être décoiffant.
Il est relativement simple, et les pièces s'emboîtent vraiment avec facilité. Seule la jupe risque de vous donner quelques sueurs froides, les lamelles la composant ayant le regrettable défaut de sauter lors des manipulations.
Un conseil, montez votre figurine, choisissez-lui une pose et fixez ensuite les pièces rebelles.
Le montage du socle de Poséidon est presque anecdotique, et notons au passage que la Royal Ornament Edition propose deux modes d'exposition. Du tout bon !
La collection des généraux est l'une des plus abouties de la gamme Myth Cloth, et l'on voit mal comment Bandai pouvait rater l'adaptation de Poséidon en figurine.
Ces versions Myth Cloth du Dieu des océans ne décevront pas les fans des marinas qui, jusqu'à présent, ont été comblés par l'excellent travail de reproduction effectué par Tamashii.
Dans le cas des deux versions les moules utilisés sont strictement les mêmes, les seuls changements concernant les couleurs des cheveux et de la scale.
Ceci n'étonnera personne : Poséidon est merveilleusement reproduit, et il est bien difficile de juger de la supériorité esthétique d'une version à l'autre. Ici c'est d'abord l'affect qui jouera, à moins que vous ne décidiez de faire l'acquisition des deux variantes du dieu des mers. Comme nous allons le voir plus loin, c'est d'ailleurs la meilleure solution pour disposer d'un personnage aux bonus les plus complets possibles.
Intéressons-nous en premier lieu au travail de sculpture de la scale : il est sublime. Les concepteurs se sont parfaitement appliqués sur les ornementations, les volumes et la ligne générale. L'armure était déjà particulièrement belle en dessin, et elle prend ici une nouvelle dimension. Bien que très couvrante elle n'entrave pas énormément les mouvements de la figurine, et l'on peut même souligner le travail d'articulation des lamelles de la jupe, qui s'orientent vers l'avant. L'idée d'origine a visiblement été de donner du naturel au personnage lorsqu'il est assis sur son trône, et même si la Version Animée n'en propose pas, elle a au moins l'avantage d'être aussi articulée que la Royal Ornament Edition.

À l'image d'un Sorrento ou d'un Krishna, l'armure épouse à merveille le corps G3, et les concepteurs ont trouvé le parfait compromis entre finesse et masse.
Le travail d'excellence est poussé loin, puisque le dessus des mains est lui-même recouvert de plaques sous-couchées de chrome, à l'instar de ce qui a été réalisé pour la Myth Cloth de Sion. Mais si dans le cas du renégat le procédé était finalement logique (en raison des ornementations présentes), il paraît évident que concernant Poséidon, ce choix a été adopté pour donner à la Myth Cloth une finition quasiment irréprochable. La plupart des figurines de la gamme sorties à ce jour n'ont jamais eu droit à un tel traitement de faveur, et il est manifeste que Bandai a voulu singulariser Poséidon, ce qui est somme toute normal si l'on tient compte du fait qu'il s'agit d'un dieu. Une excellente initiative donc, et dont il serait bon de faire profiter les Myth Cloth à venir.
Les épaulettes, à nouveau en métal après Kasa, sont un plus indéniable qui ajoute encore à l'impression de puissance que dégage le personnage.
Le visage est lui aussi une réussite, et il se hisse sans peine au panthéon des faciès les plus réussis de la collection..
Il en Version Animée de même pour la chevelure, qui reprend presque mèche pour mèche le design d'origine. Un excellent travail, et qui reste convaincant quel que soit l'angle d'observation. Exemple ici avec la Scale Royal Ornament Edition montée sur le personnage Version Animée : .
Il est juste dommage que les pupilles soient noires et non pas d'un bleu plus foncé que les iris, à l'image de ce que l'on voit sur l'illustration de la boîte Version Animée. Sorrento ou Siegfried avaient pour leur part bénéficié de ce bichromatisme, et il est regrettable que Poséidon n'y ait pas eu droit lui aussi. Toutefois rendons à l'empereur ce qui est à l'empereur, la couleur des iris est si intense qu'un tel traitement ne s'imposait pas forcément, d'autant qu'il faut avoir l'oeil sur la figurine pour le remarquer. Et puisqu'on parle des yeux, justement, signalons ici que la version Royal Ornament Edition présente des reflets oculaires plus grands que ceux de la version animée. Rien d'étonnant à cela dans la mesure où ce type de représentation est une caractéristique du manga.
Les charnières du plastron auraient mérité d'être plus discrètes, même s'il est bon de noter l'énorme évolution depuis la Myth Cloth de Hagen.
Le nombre de paires de mains proposé est quant à lui largement suffisant, d'autant que Bandai a eu l'excellente idée de rajouter un organe avec l'index et le majeur écartés, ceci en vue de reproduire la scène au cours de laquelle Poséidon porte la main à son visage après avoir reçu la flèche du sagittaire. Ici la version Royal Ornament Edition (formellement identique à la Version Animée) sans les plaques de protection:
Le seul véritable point noir, toutes versions confondues, concerne le trident. Après Krishna, c'est au tour de Poséidon de proposer une hampe en deux parties... composées de plastique. Ce choix de mauvais goût avait déjà déclenché une vague de protestations lors de la sortie de Chrysaor (dont l'arme était un mélange de métal et de plastique), et l'on pouvait légitimement espérer un effort de ce côté-là. La séparation entre les deux morceaux du trident saute presque immédiatement aux yeux, et la sensation de dépareillement est accentuée par la flexibilité possible du plastique, ce qui du coup peut enlever toute impression de droiture et de rigidité à ce qui est le symbole porté du dieu des océans. Voilà ce qui s'appelle une faute de goût; rien n'empêchait Bandai de proposer un manche intégralement métallique. Notons cependant qu'à l'inverse de la lance Krishna, les deux parties du trident sont d'une brillance égale (chrome oblige), ce qui a au moins le mérite d'assurer une texture homogène.
Enfin, les capes proposées sont de qualité différente selon la version. Celle de la Version Animée, blanche, est de la même matière que celle des golds... autrement dit peu convaincante de par sa rigidité.
La cape de la Royal Ornament Edition, en revanche, est d'une matière identique à celle utilisée pour Cristal, ce qui offre un rendu des plus naturels. Un choix inspiré qu'il est bon de souligner.
Précisons également que les deux versions proposent un système d'attache situé sous les épaulettes; une excellente idée qui rend la figurine encore plus réaliste.
Pour terminer, Bandai fournit avec les deux figurines un ensemble de six autocollants figurant le sceau d'Athéna, un petit plus qui permettra sûrement d'enrichir les possibilités de mise en scène.
Venons-en maintenant aux différences chromatiques entre les deux versions. La Version Animée présente les mêmes teintes cuivre-orangé que les trois quarts des Marinas. Pas grand-chose à redire de ce côté-là; le relatif manque de fidélité par rapport à l'anime s'estompe devant la beauté des coloris. Le ravissement est le même du côté des cheveux, le bleu utilisé contrastant magnifiquement avec la scale, dont les ornementations sont bien mises en valeur par l'alternance de couleurs.
La Royal Ornament Edition, directement inspirée du manga, bénéficie quant à elle d'une couleur oscillant entre le rouge et le cuivré, et le résultat final est saisissant de beauté. La précision de la colorisation est même supérieure à celle de la Version Animée, puisqu'en effet tous les ornements sont chromatiquement différenciés du reste de l'armure. À titre d'exemple, comparez les décorations des brassards de la Version Animée avec celles de la Royal Ornament Edition, et vous verrez de quelle attention elles ont bénéficié. Le simple fait que les arabesques soient mises en valeur par une couleur spécifique confère à la mouture manga une noblesse sans égale quand on regarde les deux Myth Cloth côte-côte. Autre détail d'importance, le chrome de la Royal Ornament Edition est nettement plus brillant et lissé que celui de la Version Animée, ce qui ajoute encore à la magnificence de la pièce. Le blond des cheveux accentue l'impression d'unité, tandis que l'ensemble de la figurine se singularise bien des Marinas. Si vous avez la chance de posséder les deux versions de Poséidon, vous pourriez même tenter de mettre le visage anime sur la scale manga... Splendeur garantie!
Bandai est passé maître dans l'art de ne dévoiler ses secrets qu'au dernier moment... mais dans le cas présent il n'y avait rien à découvrir de plus que ce qu'avaient montré les nombreuses photos précédant la sortie. La Version Animée ne contient strictement aucun bonus, et son prix se justifierait uniquement par la taille du squelette du socle. Il est évident que les fans pouvaient au moins s'attendre à la présence d'une toge et d'un visage aux yeux fermés dans la boîte, mais il n'en est rien. Ces privilèges ont par contre été accordés à la Royal Ornament Edition qui, en plus de cela, propose deux paires de mains pour Kanon civil (lui permettant de se saisir du trident divin) ainsi qu'un trône. Ce dernier est plutôt convaincant, mais là encore justifiait-il le prix proposé? La réponse arrivera sûrement les premiers mois suivaient la commercialisation de la figurine, mais pour l'instant intéressons-nous de plus près aux goodies de la Royal Ornament Edition.
Voilà un objet qui se devait d'accompagner au moins l'une des deux versions. Il est donc appréciable de voir que Bandai n'a pas fait l'impasse sur le trône, parfaitement réalisé et sculpté, avec de belles fractures signifiant le passage du temps. Son rendu final, en dépit d'une brillance peu propice à l'imitation de la pierre, est toutefois plus naturel que celui de Saga des gémeaux qui, avouons-le, n'était pas des plus esthétiques. Le trône dispose également d'un emplacement de rangement situé sous l'assise, et qui permet d'y cacher les jambières si vous exposez le socle en version manga (une option dont nous parlerons plus loin). La Royal Ornament Edition offre également la possibilité de fixer le trident (entouré d'un ruban mauve) sur un trépied prévu à cet effet.
Elle est fidèle au modèle d'origine et la souplesse du tissu est relativement satisfaisante. Il est juste dommage que l'ensemble écharpe-cape soit réalisé dans une matière identique à celle des capes des Golds (pour ne citer qu'eux), et il faudra se donner un peu de mal pour que le personnage gagne en naturel, mais rien d'insurmontable cependant. Tout comme pour Thanatos, il suffira d'un peu de patience pour avoir devaiméent les yeux un Julian Solo aussi vivant que sur papier ou petit écran, du moins si vous choisissez d'exposer le visage de la Version Animée avec ce vêtement. Notons au passage que la Royal Ornament Edition propose un faciès aux yeux fermés, idéal pour reproduire certains moments forts de la saga, quand le dieu des mers n'est pas encore totalement éveillé dans son corps d'emprunt.
Ici Poséidon Version Animée avec la Toge du Royal Ornament Edition :
Au nombre de deux paires (ouvertes ou semi-fermées), elles ont pour but d'agrémenter la figurine fournie avec la Myth Cloth du dragon des mers, permettant ainsi à l'ambitieux frère du chevalier des gémeaux de s'emparer du trident de Poséidon, symbole de son pouvoir, voire de l'urne qui sera fournie avec la premium d'Athéna. Une initiative vraiment louable, qui permettra aux collectionneurs de varier les mises en scène. Exemple avec Kanon tenant la jarre de Poséidon (fournie avec la Myth Cloth Premium d'Athéna) :

Alors cette Royal Ornament Edition vaut-elle son prix ? Eu égard à la remarquable qualité de la finition, voilà une question à laquelle il est difficile de donner une réponse claire et tranchée, mais disons que si l'on s'en réfère à d'autres sorties d'exception (Saga des Gémeaux ou Kanon du Dragon des mers), on pouvait légitimement s'attendre à la présence d'un second corps - avec chevelure incluse - pour agrémenter une version de Poséidon tout de même proposée à un prix supérieur aux Myth Cloth précitées. Le collectionneur désirant exposer l'empereur des mers en toge et en armure version manga devra donc faire l'acquisition de deux Royal Ornament Edition, et il en Version Animée de même pour le fan ne s'intéressant qu'à la Version Animée qui, comme vu précédemment, n'offre strictement aucun bonus.
Le socle Version Animée :
Pour ce qui est de la forme il s'inspire non pas du manga ou de l'anime, mais de la vintage; il est donc constitué d'un squelette complet et orangé. Rien de spécial le concernant, il remplit son office avec les honneurs, bien qu'il paraisse un peu trop fin de prime abord. En revanche, sa haute taille lui permet de bien ressortir au milieu des socles des généraux. Seul regret, il ne dispose pas du piédestal qui mettait si bien en valeur la version vintage. Pour info, les photos ici présentées montrent les pièces de la Version Animée avec le squelette de la Royal Ornament Edition :

Et la version Version Animée telle qu'elle est vendue (source photo: Tamashii) :
Le Socle Royal Ornament Edition :
Il propose deux modes d'exposition différents, et le squelette est d'un bleu gris sombre du plus bel effet, à l'image de ce que l'on peut voir dans le dessin animé. Le contraste avec la couleur de l'armure est plus saisissant qu'avec le socle Version Animée, d'autant que la version Royal Ornament Edition peut aussi être exposée sans jambières. Dans sa représentation première, ces dernières sont en effet logées dans le plastron, et les concepteurs ont inclus au bassin du socle deux pièces simulant le bas des jambières. Résultat, vous pouvez à loisir décider d'exposer le socle en pied (comme la Version Animée) ou tronqué. Un petit plus qui devrait ravir les puristes de la série.
Deux versions proposées, mais pourtant trop incomplètes si l'on tient compte des nombreuses possibilités qu'offrait le personnage de Poséidon. Il est dommage que Bandai n'ait pas fourni une toge avec la Version Animée (c'eut été le minimum), ainsi que quelques accessoires supplémentaires (second corps et habits civils de Julian, voire de Sorrento, personnage assez profondément lié au dieu des mers) avec la Royal Ornament Edition, car ceci aurait certainement décuplé le charisme d'une Myth Cloth qui est, par ailleurs, l'une des plus réussies de toute la gamme. Poséidon conclut avec toute la classe nécessaire la série des Marinas masculins, en attendant bien sûr l'apparition de Thetys. On pourrait longuement spéculer sur la quantité de goodies accompagnant le dieu des océans (en particulier pour la Version Animée), mais ne boudons pas notre plaisir pour autant; l'une des dernières Myth Cloth de l'année 2008 est bel et bien la merveille que beaucoup attendaient... Poséidon est prêt à conquérir vos vitrines!

Photo du concours : vainqueur Shagma

Article rédigé par Yodin
Crédits photos : Shagma, Icereef, Yodin et site officiel Tamashii.
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon