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Myth Cloth
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Mime de Benetnasch est le quatrième guerrier divin que les bronze saint ont à affronter durant la bataille d'Asgard. Musicien, il est l'équivalent nordique d'Orphée chez les silvers ou de Sorrento chez les marinas, pour ne citer qu'eux.

C'est à Shun qu'incombera la très lourde tâche d'affronter le scalde roux et Mime, en dépit de son apparence paisible et mélancolique, fera vite preuve d'une ardeur combative hors-normes. La chaîne nébulaire, ne sentant d'ailleurs aucune agressivité chez son adversaire désigné, choira systématiquement devant lui comme un serpent mort, à la grande surprise de Shun. Doté qui plus est de capacités empathiques lui permettant de lire dans les émotions de son adversaire, Mime démontrera au cours de la première partie de son combat une faculté à atteindre le chevalier Andromède avec des mots, et parviendra à instiller dans l'esprit de ce dernier un doute terrible quant à la nature de ses actes - fatalement violents - en dépit de la justice de la cause qu'ils servent.
Même la tempête nébulaire, technique de combat qui a eu raison d'Aphrodite des poissons et qui, plus tard, fera tomber Syd de Mizar, restera sans effet sur le guerrier divin de Benetnasch, et Shun, subissant alors les assauts du terrible requiem de Mime, sera sauvé in extremis par l'arrivée du chevalier phénix.
Cependant, au-delà de toute la puissance qui émane du combattant nordique, Ikki perçoit chez son adversaire quelque malaise enfoui. C'est Mime lui-même qui mettra le chevalier phenix sur la voie, en lui avouant avoir tué son père adoptif Volker (célèbre combattant Asgardien), juste après avoir découvert que ce dernier avait assassiné ses véritables géniteurs. Une confidence qui, pour Ikki, masque difficilement le tourment réel de Mime, et que l'illusion du phénix mettra à jour; Volker était en fait un homme dur mais bon, et qui avait adopté Mime par simple noblesse de coeur, conscient que le bébé qu'il était alors n'avait rien à voir avec les conflits qui l'avaient rendu orphelin... Une vérité que l'esprit conscient du godwarrior, horrifié par son geste, avait choisi d'occulter.
Au terme d'un refus brutal de la réalité (Mime aimait malgré tout ce tuteur tué dans un élan de fureur), le guerrier divin retirera sa godrobe afin d'affronter son adversaire à armes égales. À cet instant, le coeur débarrassé de toute rage, il n'aura plus qu'un désir: connaître la vérité, autant sur ses sentiments que sur la foi qui anime le chevalier phénix. Son dernier geste combatif sera presque cathartique, et c'est le sourire aux lèvres qu'il s'éteindra en confiant à un Ikki sérieusement blessé son amitié, ainsi que la protection et la destinée D'asgard.
On retrouve le coloris propre à la série Asgard MC, bien que le bleu indigo utilisé soit moins violacé que pour les trois précédents nordiques.
Rien de particulier pour ce qui est du recto, l'illustration principale reprenant le dessin de la version vintage, mais il en va tout autrement du verso. Il est en effet particulièrement bien élaboré, et il nous dévoile Mime de côté, les jambes allongées sur un vestige de mur, à l'image de ce que l'on voit dans la série. Une façon pour Bandai de mettre en valeur le profil pour le moins remarquable de cette figurine, comme nous le verrons plus en détail ultérieurement.
Nous sont également proposées des photos de Mime casqué, décasqué, en position d'attaque et - Ô surprise - avec un visage aux yeux fermés.
Un travail de présentation assurément très soigné, et qui met parfaitement en appétit le collectionneur prêt à recevoir dans sa vitrine cette nouvelle réalisation.
Le précédent guerrier divin, Hagen de Merak, avait donné du fil à retordre à certains collectionneurs. Avec Mime, tout sera en revanche d'une extrême facilité. Un montage qui s'effectue avec plaisir, et qui ne devrait pas vous prendre plus de quelques minutes.
La lyre elle-même se positionne aisément dans les mains du personnage, et seul le diadème pourrait vous poser quelques problèmes. Non pas qu'il soit spécialement ardu à fixer, mais il est vivement conseillé de le monter sur la partie dédiée de la chevelure, avant de relier celle-ci au front du GW. Veillez d'ailleurs à bien faire passer toutes les mèches avant (au nombre de cinq) devant les yeux du personnage, ceci évitera au diadème de laisser apparaître un jour disgracieux au niveau des joues.

Revêtir le personnage de sa godrobe vous a paru facile ? Il en sera de même pour le socle représentant une harpe celtique. Aucune difficulté à noter.
Mime est le quatrième guerrier divin à rejoindre la collection et, disons-le tout net, il ne soulèvera pas le tollé de protestations qui suivirent l'arrivée de Siegfried, et dans une moindre mesure de Hagen. La figurine que nous propose Bandai est d'une fidélité tout simplement exemplaire, et l'on voit sans peine que le GW de Benetnasch a bénéficié d'un traitement méticuleux. Tous les détails de la godrobe, des formes aux couleurs, ont été intégralement respectés.
La protection de Mime n'est certes pas un modèle de complexité, mais c'est justement là que les concepteurs réalisent un tour de force. Tout comme celle de Crystal, la cuirasse est composée de peu d'éléments, il fallait donc judicieusement équilibrer le volume de chaque pièce, de façon à ce que ces dernières épousent idéalement le corps du personnage.
Qu'il s'agisse des épaulettes, du plastron ou encore de la lyre, les divers éléments de l'armure sont reproduits avec une minutie qui ravira les collectionneurs. Mention spéciale aux cuissardes et aux jambières, dont les proportions s'harmonisent parfaitement avec le corps G3, et qui donnent à ce Mime MC toute la grâce qui est la sienne dans la série.
La ceinture elle-même se positionne légèrement au-dessus de la taille, créant ainsi une continuité entre les hanches et le plastron. L'illusion d'optique est parfaite, et la figurine - plus petite que ses homologues nordiques, un autre trait de fidélité à souligner - apparaît en conséquence très élancée. Le saphir, identique à celui des précédents GW, est composé d'une petite pièce en plastique translucide. Un choix simple, ingénieux et désormais habituel au sein de la gamme Asgard.

Le plastron mérite également que l'on s'y intéresse de près, les charnières permettant sa fermeture étant en effet judicieusement placées. Bandai ne réitère pas l'erreur faite avec la myth cloth de Beta, les points de fermeture se situant ici derrière les dorsaux, ce qui de face réduit énormément le volume des gonds.
Rien à redire concernant le rouge de la godrobe, il est quant à lui remarquablement choisi et, pour couronner le tout, les rares ornementations de l'armure sont colorées avec un mauve clair posé strictement là où il faut.
Le système de fixation des épaulettes (la gauche se composant de deux éléments s'enfilant le long du biceps, la droite se fixant autour du deltoïde) est lui aussi digne de mention, ces dernières n'entravant pratiquement pas les nombreux mouvements possibles de la myth cloth, mouvements que l'on peut varier et agrémenter grâce à six paires de mains. Elles aussi sont d'une colorisation impeccable, leur brillance et leur teinte assurant une parfaite homogénéité avec les brassières. Une adaptation MC véritablement réussie, donc, et que Bandai a finalisée en y incluant deux visages, comme nous l'avons vu précédemment.
Le premier de ces faciès auquel nous allons nous intéresser est la version conventionnelle, celle du personnage avec les yeux ouverts.
Le guerrier divin d'Eta est un personnage tout à la fois mélancolique et inquiétant, voire dangereux, et le moins que l'on puisse dire est que ce trait de caractère n'a pas échappé aux concepteurs de Tamashii. Le regard de la figurine, sans être agressif, n'en reste pas moins intrigant, une impression générée par deux éléments particuliers. Le premier est en rapport avec la chevelure (sur laquelle nous reviendrons en détail plus loin) et en particulier les mèches qui, en tombant devant les yeux de Mime, assombrissent quelque peu le regard.
Le deuxième élément concerne la colorisation même des yeux, composés de deux rouges d'intensité différente, à l'instar de ce que l'on peut voir dans la série. Seul Siegfried avait jusqu'à présent bénéficié d'un traitement oculaire d'une telle fidélité (pupilles bleu foncé et iris bleu clair) au sein de la caste des GW, et dans le cas de Mime l'effet est immédiat. Le regard gagne en effet en profondeur et en intensité... Un sens du détail qui décuple le caractère du guerrier divin!

Le visage aux yeux fermés, plus serein, est tout aussi convaincant, et il permettra aux collectionneurs de varier à loisir poses et mises en scène. Bandai a visiblement pris note des reproches faits à des figurines telles que Sorrento ou Orphée et, comme pour Baian, il est bon de saluer l'initiative consistant à inclure plusieurs faciès. Espérons que les prochaines figurines nécessitant un tel rajout seront traitées avec autant d'égards!
Les cheveux sont eux aussi réussis, même si les premières photos ont quelque peu inquiété les fans, le volume capillaire étant assez conséquent lorsque le GW porte son diadème. À l'évidence, les concepteurs ont voulu établir une distinction avec un autre musicien de la série déjà apparu au format MC (et fréquemment comparé à Mime), en l'occurrence Orphée. Des mèches supérieures moins aplanies auraient certainement conféré au guerrier divin encore plus de charisme, mais c'est bien là le seul véritable défaut de cette myth cloth, et il reste d'ailleurs relatif.
En effet, quiconque connaît la série sait parfaitement que Mime est très souvent représenté de profil, et à ce niveau la figurine d'Eta est terriblement convaincante. Voir la fluidité avec laquelle les nombreuses mèches de la crinière rousse s'effilent vers l'arrière, s'entrecroisent et retombent sur les omoplates, est un plaisir. Il ne fait aucun doute que le profil a été valorisé, à tout le moins lorsque le personnage est casqué parce que, nue-tête, Mime MC est incroyablement proche de son homologue animé. Notons d'ailleurs que la chevelure (côté arrière) est composée d'une seule pièce, un choix qui donne du naturel à l'ensemble de la myth cloth, finalement assez dépouillée, design d'origine oblige.
Si l'on fait abstraction de l'encadrement rajouté qui permet la mise en place des cordes de la harpe, ce socle est lui aussi d'une fidélité maximum. L'encadrement en question est certes regrettable, mais sans cela il aurait fallu percer toutes les pièces de la godrobe afin que les cordes puissent se loger à l'intérieur. Vous avouerez que le résultat aurait été au minimum inesthétique.
Le choix effectué par Bandai est donc des plus intelligents, d'autant que les diverses pièces d'armure suivent parfaitement les lignes de l'instrument qu'elles composent. Un objet qui, comme dans le cas de Merak ou de Zeta, apportera un plus non négligeable à une collection comprenant les socles. Simple et superbe.
Si les précédents guerriers divins n'ont pas fait l'unanimité, Mime est peut-être la figurine qui y parviendra et qui - à défaut de plaire à tout le monde - risque fort de ravir la grande majorité des fans.
Élégante, fine et entourée d'une aura de poésie, voilà une myth cloth qui rend tous les honneurs au charismatique personnage dont elle s'inspire et qui annonce, de ses quelques notes de grâce, de superbes guerriers divins à venir... Une myth cloth enchanteresse, et dont la beauté égale celle du requiem du grand nord!

Article rédigé par Yodin (anciennement Milo_06)
Crédits photos : Icereef, Gatts, Shagma, ScanJet
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon