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Myth Cloth
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Selon la mythologie, les lyumnades étaient des nymphes ressemblant à des salamandres, qui habitaient les étangs et qui avaient le pouvoir de lire dans l'esprit et l'âme des hommes. Ce redoutable talent leur permettait de prendre ensuite la forme de l'être aimé par leur victime, d'attirer cette dernière et de finalement la dévorer. Dans saint seiya, Kassa des lyumnades est le gardien du pilier de l'antarctique, et certainement l'un des adversaires les plus dangereux que rencontreront les saints d'Athéna au cours de leur combat contre Poséidon. Non pas que sa puissance pure soit des plus élevées mais, à l'image des nymphes qui lui donnent son titre, Kassa peut lire dans l'esprit de ses ennemis et les abuser en prenant la forme d'un être disparu qui leur était cher. C'est ainsi qu'il parviendra à vaincre successivement Hyoga, Seiya et Shun avant que le chevalier phénix n'arrive pour l'affronter. Si Ikki rencontre peu de résistance physique de la part du général, il n'en reste pas moins que ce dernier sera à deux doigts de vaincre le puissant bronze saint en prenant la forme d'Esmeralda, seule femme que le chevalier phénix ait jamais aimée, et qui fut assassinée par son propre père Guilty (alors maître de Ikki) dans le seul but de faire naître chez son jeune disciple toute la rage possible, qualité primordiale d'un chevalier selon lui. De son propre aveu, le chevalier phénix reconnaîtra qu'il aurait pu tomber dans le piège si Kassa avait découvert ce souvenir plus tôt.
Dernier des sept généraux à faire son apparition au sein de la gamme myth cloth, Kassa était impatiemment attendu par les fans, sa physionomie particulière étant l'une de ses caractéristiques les plus originales.
L'illustration du recto est à nouveau la même que celle de la version vintage, et elle nous présente le défendeur du pilier de l'antarctique dans sa position la plus habituelle, à savoir voûté et mains griffues prêtes à saisir quelque proie tombée sous le joug de l'une de ses maléfiques illusions. On y voit bien sûr la MC, et la position de cette dernière nous renseigne déjà sur un fait; la figurine peut reproduire (comme nous allons le voir plus loin) l'attitude prédatrice du modèle graphique. Pour le verso c'est la présentation désormais classique; visage avec ou sans casque, pose en pied, une image du socle peut-être un peu trop noyée dans l'ensemble et, bien sûr, une photo du personnage en position de combat.
Il est d'une simplicité que l'on ne soupçonnerait pas de prime abord, et il n'y a strictement aucun point de difficulté à relever. Même les épaulettes en métal, qui étaient très dures à fixer sur Sorrento, s'emboîtent ici avec facilité.
Le montage du socle est dans l'ensemble plutôt facile, mais il faut cependant noter que fixer la queue au reste du corps (par le biais d'une boule se clipsant dans un orifice prévu à cet effet) risque de donner des sueurs froides aux collectionneurs. En effet, il faudra forcer pour emboîter les deux éléments. Qui plus est, chaque cuissarde a une place bien particulière (ceci est dû à leur asymétrie), n'hésitez donc pas à effectuer un test préalable avant de finaliser le montage, et pensez également à faire des tentatives de fixation de la queue avant de mettre les pièces, cela permettra de donner du jeu au plastique (ce qui vous facilitera la tâche par la suite).
Voilà un personnage qui - plus encore dans l'anime que dans le manga - présente un visage ingrat, très différent de la majorité des autres physionomies de l'univers saint seiya. Kassa est un être plus proche du sorcier que du combattant, et cela se ressent dans ses traits vicieux et démoniaques ainsi que dans son teint plutôt mortuaire. Nombre de collectionneurs se demandaient comment Bandai allait traiter le dernier des sept généraux, tant au niveau de son allure globale que de son faciès. Concernant ce dernier le résultat s'avère, de façon surprenante, tout autant réussi que décevant. Nous reviendrons sur ce point particulier un peu plus loin, mais pour l'heure intéressons-nous au travail de la scale seule, qui elle est quasiment irréprochable.

Les précédents marinas ont tous été des réussites et Kassa ne déçoit pas, sa cuirasse étant en effet reproduite avec un remarquable sens du détail. Le collectionneur ne pourra qu'être ravi de voir à quel point l'armure (aux formes parfaitement équilibrées) épouse admirablement le corps G3. On retrouve bien, avec cette adaptation myth cloth, les pointes hérissées et volumineuses ornant de part et d'autre la scale des lyumnades, qui du reste n'était pas une des plus faciles à réaliser.
Comme c'est le cas depuis quelques mois, les charnières du plastron sont à nouveau dissimulées derrière les dorsaux, et la silhouette du personnage y gagne en naturel. De face, on y voit que du feu.
Même remarque concernant la fluidité des protège-hanches, ils suivent parfaitement les courbes initiées par le plastron.

Les épaulettes ne sont pas en reste, d'autant qu'elles sont orientables de bas en haut et d'avant en arrière, ce qui est parfait pour donner du naturel aux mouvements très particuliers de Kassa. Même les plaques protégeant le dessus mains ne choquent pas, comme ce fut par contre le cas avec Baian. Et concernant les mains, justement, on a droit à un travail d'orfèvre. Tout comme pour Syd, voilà des organes réalisés avec une précision telle que l'on en serait presque tenté de cacher le scarlet needle de Milo. Les ongles sont en effet particulièrement pointus, finement sculptés, et leur couleur bordeaux contraste superbement avec la peau blafarde de Kassa.
Idéal pour donner à ce personnage l'attitude de prédateur qui lui est le plus souvent attribuée, mains en avant et dos voûté. À ce sujet justement, les concepteurs de Tamashii font un sans-faute, puisque l'armure présente (au niveau des omoplates) une légère inclinaison vers l'avant.
Il est d'ailleurs surprenant, lors du montage, de constater que la protection située au niveau des reins impose une courbure au personnage. En jouant avec le cou (très mobile) et en pliant correctement les jambes, vous aurez rapidement devant les yeux le général dans sa position la plus célèbre. Un pur régal visuel, et il y a fort à parier que les fans de ce combattant seront aux anges une fois la MC exposée. On revient avec plaisir sur cette figurine pour lui donner toutes les poses possibles et imaginables, malgré un jeu de mains plutôt restreint, puisqu'on en dénombre que trois paires. Mais tout compte fait, Kassa n'en nécessitait finalement pas plus. Petit détail sympathique d'ailleurs, les mains nues sont également griffues. De façon plutôt surprenante, la couleur de la scale reprend les teintes cuivrées de Kanon, Krishna, Sorrento et Baian, et non pas celles de Io, pourtant premier prédécesseur de Kassa. Difficile de comprendre les raisons d'un tel choix, mais peut-être les concepteurs - après avoir testé un nouveau coloris avec le représentant de Scylla - ont-ils préféré revenir à la couleur dominante au sein de la gamme Poséidon. Quoiqu'il en soit cela n'affecte en rien l'aspect global du personnage, si ce n'est qu'une fois encore on perçoit quelque peu la différence de rendu entre le plastique et le métal. Par ailleurs, Kassa est (tout comme Baian) l'un des plus petits marinas édités en MC, mais en ce qui le concerne cela choque nettement moins que le seahorse. À vrai dire, la petite taille du mannequin appuie encore un peu plus l'aspect voûté lorsqu'il est exposé aux côtés de ses comparses.

Venons-en maintenant à ce qui sera pour certains la seule déception : le visage.

Je vous précisais au début de cet article qu'il est tout autant réussi que décevant, et la raison en est simple; si l'on se réfère aux illustrations du manga, la bouche en V et les yeux perçants du modèle original sont parfaitement reproduits. En revanche, si l'on ne tient compte que des représentations de la série télévisée, on ne retrouve pas les dents de requin et les paupières tombantes qui ont tant marqué les fans de l'anime. En soi, l'idée d'être fidèle au manga est tout ce qu'il y a de plus légitime, mais il est regrettable que Bandai ait fait l'impasse sur les goûts d'une bonne partie public, qui a découvert saint seiya avant tout grâce à l'adaptation animée. La déception grandit quand on établit le parallèle avec l'illustration du recto de la boîte, tirée du modèle animé. Sachant que certaines figurines (Baian, Mime) ont bénéficié de deux visages, on ne peut qu'être frustrés devant une telle économie. Toutefois soyons juste, le faciès proposé reste d'excellente facture, à tout le moins si vous n'exposez pas votre Kassa nue-tête (on ne l'a d'ailleurs jamais vu ainsi), la coupe de cheveux choisie par Bandai parmi une demi-douzaine d'études n'étant pas des plus... convaincantes. Pour faire simple, le personnage est affublé d'une toison ressemblant à une coupe en brosse un lendemain de fête. Une faute de goût à oublier au plus vite mais qui, de toute façon, n'a que peu d'incidence sur l'esthétique du personnage, ce dernier prenant toute sa dimension casqué. C'est d'ailleurs au sein des autres généraux que Kassa contraste le plus, et il est indéniable qu'en dépit du regrettable défaut mentionné précédemment, le représentant des lyumnades est en définitive extrêmement réussi.

À titre personnel, et en dépit du fait que j'espérais un second faciès, Kassa est pourtant l'un de mes trois marinas préférés en version MC.
Comme cela a été évoqué au cours de cet article, le socle des lyumnades est figuré par une salamandre. Encore une fois, le défi était de taille pour les concepteurs, la difficulté étant de trouver le juste équilibre afin que les pièces d'armure soient aussi harmonieuses sur personnage que sur totem. Et c'est réussi. L'animal est immédiatement reconnaissable, la ligne générale du socle évoquant en effet parfaitement la bête dont elle s'inspire, ventre collé au sol et mouvement ondulatoire propre à ce batracien. Un septième porte-armure volumineux (il est aussi grand que la boîte!) et pas moins abouti que les précédents, qui risque fort d'enchanter les collectionneurs exposant ces objets dans un décor dédié.

Kassa, attendu par beaucoup de fans, représentait pour Bandai un challenge et il ne déçoit finalement pas, en dépit du choix incomplet effectué pour le visage. Positionné comme il se doit et entouré de ses six compagnons d'armes, le gardien du pilier de l'antarctique apporte à la très belle gamme des généraux une indéniable touche d'étrangeté et d'originalité. Kassa des lyumnades attirera sans le moindre doute les collectionneurs, en prenant de son mieux la forme qui a marqué leurs esprits... Un monstre magnifique !


Article rédigé par Yodin
Crédits photos : Shagma, Icereef, Voras et Yodin.
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon