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Myth Cloth
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Dans la mythologie grecque, Scylla était à l'origine une nymphe désirée par Glaucos (une divinité marine), pour qui elle n'avait d'ailleurs aucune attirance. La déité demanda à Circé - magicienne très puissante - de concocter un filtre d'amour afin que la nymphe s'éprenne de lui. En fait de filtre, Circé mit au point un poison qui allait transformer sa rivale (la magicienne était éprise de Glaucos) en monstre hideux. Tellement hideux, d'ailleurs, que Scylla s'exila en mer et entreprit de terroriser les marins qui passeraient à sa portée.
Dans saint seiya, la scale du général Io se présente sous la forme d'un quadrupède chimérique, et surmonté d'un buste de femme représentant la malheureuse nymphe.
Gardien du pilier du Pacifique sud, Io est un personnage sûr de lui et arrogant envers ses adversaires. Ayant une confiance énorme en sa force et en ses attaques, Io se démarque des autres Généraux par la diversité de ses techniques offensives. En effet, celles-ci font parties intégrantes de son armure (écaille) et sont représentatives du monstre Scylla, constitué de six animaux : un aigle, un loup, un serpent, une chauve-souris, un grizzly et une guêpe.
Défait pas un Shun dont la chaîne nébulaire agira comme un piège adapté à chaque monstre, Io combattra pourtant jusqu'au bout, allant même jusqu'à s'interposer, sans protection, entre le pilier qu'il défend et l'une des armes sacrées utilisée par le chevalier Andromède pour le détruire. Io confiera à son adversaire (touché par tant de dévotion) que l'endurcissement est une chose qu'il devra développer. L'ultime conseil d'un guerrier finalement noble et honorable.
C'est sans la moindre surprise que le collectionneur découvrira une window box verte, à l'instar de ce qui a déjà été réalisé pour les précédents marinas. L'illustration du recto est celle de la version vintage, et l'on y voit également la figurine dans son ensemble, dans une posture de présentation avec les bras le long du corps, poings fermés.
Le verso nous présente Io en position de combat (ici le "Big tornado") sur fond d'eau tourbillonnante, casqué, décasqué , ainsi que la scale de la nymphe maudite sur socle. Beau travail de présentation, ce qui est d'ailleurs une constante des boîtes MC depuis plusieurs mois maintenant.
Au vu de la relative complexité de la scale on aurait pu s'attendre à un montage assez ardu, or il n'en est rien. L'unique difficulté concerne le plastron (composé de quatre parties) qu'il faudra monter selon un ordre bien précis, clairement indiqué dans la notice.
Les petites pièces, qui semblent nombreuses à l’ouverture de la boite, s’emboitent et tiennent leur place à merveille sur l’armure, complétant parfaitement cette dernière.
Les jambières et les brassières s’enfilent sans difficultés, sans devoir forcer comme c’est parfois le cas sur certaines figurines. Les ailes s’attachent de la même manière que pour celles d’Isaak du Kraken, sans pour autant donner cette impression de fragilité.
Les épaulettes en plastique sont quant à elles composées de 4 parties : 2 formants, le col et 2 épaulettes. Les attaches sur le buste sont parfaites, et rien ne vient entraver la pose de ces dernières pièces.
Pour terminer, comme d’habitude, quelques défauts de peinture ici et la.
En dehors de cela vous pourriez bien être surpris par l'aisance avec laquelle ce marinas revêt sa protection... Du tout bon en somme!

Il paraît également difficile à monter, et on peut faire les mêmes remarques que celles citées au-dessus. La seule vraie difficulté réside dans la pose des parties formant le buste. On peut regretter également que la poitrine de la femme représentée sur le socle ne tienne pas très bien, et a tendance à partir vers l’avant au lieu de bien se maintenir sur son support.

Le sixième général de Poséidon à apparaître au sein de la collection porte certainement la scale la plus originale de la saga des mers. Asymétrique, hérissée de pointes et d'ailes, voilà une pièce esthétiquement intéressante, et dont les sculpteurs de Tamashii ont encore une fois superbement saisi les particularités. Pour la petite histoire, chaque animal formant Scylla est représenté sur l’armure :
Cette MC est, pour ainsi dire, quasiment exempte de défauts, un résultat presque parfait appuyé par la grande maniabilité de la figurine, dépourvue de jupe.
Des pieds à la tête, on ne peut que s'émerveiller de la finesse avec laquelle la protection de Io est sculptée. Le visage, tout d'abord, est des plus réussis, et il dépasse en qualité celui du précédent marinas sorti, à savoir Baian. Le général apparaît ici aussi déterminé et sûr de lui que dans la série, une attitude que la diadème renforce en suivant le mouvement des sourcils froncés. Seul petit regret concernant le regard, les pupilles sont noires. Tout comme avec Hagen ou Syd, Bandai a choisi de ne pas reprendre le schéma chromatique de la série, à savoir des pupilles marrons foncées et des iris de la même couleur, mais plus claire. Rien de dramatique cependant, l'ensemble se révélant en effet des plus ressemblants.
La chevelure, très détaillée, vaut également qu'on lui consacre quelques lignes. Il semble en effet manifeste que, depuis quelques figurines, Bandai cherche à singulariser chaque personnage représenté. Tout comme pour Mime, on a devant les yeux un combattant qui, en dépit de sa beauté graphique originelle, reste basé sur le même principe capillaire que beaucoup de personnages saint seiya; de grandes mèches rappelant les flammes. Qu'à cela ne tienne, Bandai joue le jeu jusqu'au bout et nous propose une crinière (vue de derrière) incroyablement détaillée, et qui n'a rien à voir avec celle de Kanon par exemple, ce qui aurait pourtant pu arriver quand on compare les dessins d'origine, finalement assez évasifs quant à leurs détails. La couleur choisie est elle aussi tout à fait adaptée, le rose fuschia utilisé ici s'intégrant bien à la teinte de la cuirasse qui, comme nous allons le voir plus loin, est quelque peu différente de celle des précédents marinas.
La scale n'est pas en reste, et c'est avec plaisir que l'on découvre avec quelle minutie chaque partie a été réalisée. Les volumes sont de taille idéale, et les nombreux éléments de l'armure épousent au mieux le corps du personnage.
À ce sujet le plastron est un modèle du genre, et il conforte ce qui semble être la nouvelle orientation de Bandai pour ce qui est des charnières. Elles ne sont plus situées sur les côtés, mais légèrement derrière les dorsaux. Un procédé utilisé avec succès sur Mime, et qui permet (par un phénomène d'illusion d'optique) de soulager le torse d'excroissances métalliques. En conséquence, le général apparaît aussi élancé que dans l'anime, un plus en faveur de la qualité esthétique.

Le système d'attache des ailes est lui aussi irréprochable, son volume ayant été réduit au minimum. Ainsi, même lorsque le général est vu de profil, il ne donne pas cette désagréable impression d'être affublé d'une bosse. Seul petit regret, l'extrême finesse de la hanche droite. Rien de grave, mais il aurait été intéressant que la taille du plastron colle plus à la hanche. Cela aurait créé une continuité avec la cuisse, et aurait évité cette impression de voir un Io un peu trop fin. Il est vrai, cependant, que le corps G3 n'est pas un modèle d'épaisseur, et ce petit défaut n'entache en rien la classe de l'ensemble.
En somme un travail de sculpture des plus aboutis, appuyé par une colorisation qui, étrangement, n'utilise pas la même palette chromatique que les autres marinas. Ici la scale est d'un orange intense (mais pas criard), et qui tranche du tout au tout avec la teinte cuivrée choisie par Bandai depuis Kanon du dragon des mers. L'effet est immédiat et cette figurine - déjà très impressionnante de par ses formes - gagne encore en fidélité. Les tons clairs ne sont certes pas aussi vifs que dans l'anime, mais le contraste créé avec les parties plus sombres de l'armure est par contre somptueux. De façon tout à fait logique, cela rehausse les lignes des ornements et confère à ce général un caractère plus agressif. Le seul défaut de cette colorisation, finalement, est de casser l'homogénéité à laquelle le collectionneur s'était habitué.
Les épaulettes, comme nous l'avons vu plus haut, sont à nouveau en plastique, mais une fois encore cela n'a que peu d'incidence sur le résultat visuel final. La peinture est d'ailleurs posée avec une égale intensité, quelle que soit la nature du support... Un détail qui a son importance quand on sait que c'est là un des défauts récurrents des MC de couleur claire.
C'est en toute légitimité que les fans s'inquiétaient de la façon dont Bandai allait retranscrire en trois dimensions l'un des socles les plus complexes de la série. Intégrer à une seule et même pièce les attributs de six animaux surmontés d'un torse de femme n'est pas une sinécure. Et pourtant, Bandai s'en est magistralement sorti. Il se pourrait même qu'en terme de fidélité de reproduction, cet objet soit l'un des plus réussis de toute la collection. Libre à chacun d'adhérer ou pas au design originel, mais il est impossible de dire que Bandai n'a pas soigné ce totem des mers. Les diverses pièces le composant s'agencent avec une harmonie égale à celle de la scale sur le personnage. Une véritable petite performance.

Ce personnage était attendu au tournant par de nombreux fans et, encore une fois, Bandai n'a pas fait les choses à moitié. Difficile de reprocher quelque chose à cette élégante myth cloth, qui confirme la maîtrise acquise par les concepteurs au fil des années. Le sixième général des mers de la gamme, de par sa beauté et sa fidélité, risque fort de monter sur le podium des marinas les plus aboutis... Prends garde, Ô collectionneur, au charme de la nymphe maudite!

Article rédigé par ScanJet et Yodin (anciennement Milo_06)
Crédits photos : Icereef et Yodin
Scans boîte Myth Cloth et notice : Général Sorrente
Article mis en ligne par Kanon