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-- Hagen de Merak : Introduction --
Hagen de Merak, guerrier divin de beta, est l'un des sept combattants d'Odin
dont les godrobes ont été ramenées à la surface de la terre sur l'ordre De Hilda
de polaris.Cette dernière, grande prêtresse d'Asgard, est tombée sour le joug de
Poséidon par l'intermédiaire de l'anneau des nibelungen, que l'empereur des mers
a passé de force à son doigt. Fier, fidèle jusqu'à l'extrême -voire la
folie- et aussi fougueux que le cheval mythique qui est son symbole (Sleipnir,le
destrier à huit pattes d'Odin), Hagen est le troisième guerrier divin à
s'opposer aux saints de bronze, et c'est à Hyoga qu'incombera la lourde tâche de
s'emparer du saphir ornant la godrobe de Merak.
D'entrée de jeu, le chevalier du
cygne tentera de faire comprendre à son opposant qu'il est envoyé par Flamme,
soeur cadette d'Hilda et amie d'enfance du guerrier de beta afin que ce dernier
se rallie à la cause d'Athéna. Ivre de rage et sans doute de jalousie, Hagen
restera sourd à tous les arguments du saint de bronze et déchaînera contre lui
toute la puissance dont il est capable.
Dans un geste d'un extrémisme total
(sans doute inspiré par une fidélité toute martiale), il ira même jusqu'à
attaquer Flamme, venue s'interposer entre lui et Hyoga. Un acte presque
désespéré qu'il regrettera aussitôt qu'il l'aura commis. Au début du combat
mis à mal par les attaques éprouvantes d'un godwarrior tout autant capable de
déchaîner un blizzard que de soulever des montagnes de lave, Hyoga parviendra
finalement à vaincre le fougueux Asgardien en utilisant l'exécution de l'aurore,
technique héritée du gold saint Camus du verseau. Une victoire teintée
d'amertume tant elle causera de souffrance à Flamme, malgré tout profondément
attachée à son ami d'enfance.
Hagen de Merak est le troisième guerrier
divin à faire son apparition en format myth cloth, après le très controversé
Siegfried de dubhe et le convaincant Syd de mizar. Peu dévoilé jusqu'à sa sortie
officielle, le godwarrior de beta (dont la mise en vente était originellement
prévue en avril 2007) aura pris sont temps pour arriver dans les collections...
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Prix approximatif de la version Fr :
**
Prix approximatif de la version Jap : *environ
40 - 60 euros*
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La boîte Myth Cloth de Hagen de Merak, guerrier divin de Beta :
Elle est du même bleu indigo que celles des précédents godwarriors, et
l'illustration du recto reprend celle de la version vintage. La figurine
présentée porte la cape qu'arbore Hagen au début de son affrontement avec Hyoga.
Le verso est agréable à regarder, Hagen étant présenté en position de défi
au coeur de la grotte volcanique dans laquelle il a passé sa vie à s'entraîner.
Comme d'ordinaire, on peut également y voir le personnage casqué (sur deux
clichés différents, nous y reviendrons plus tard), non casqué ainsi qu'en
position de combat, et pour finir pose en pied. Rien de particulièrement
exceptionnel, mais le résultat est agréable à l'oeil et reste fidèle à l'esprit
Asgard.

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Montage de la figurine Myth Cloth de Hagen de Merak :
Il ne sera pas spécialement difficile mais nécessitera un minimum de patience.
Les principales difficultés se situent au niveau des jambières -en quatre
parties distinctes, excusez du peu!- et des ailettes protégeant les chevilles,
qui ont une fâcheuse tendance à se déclipser dès lors que l'on fait adopter une
pose au godwarrior. Le poing se mettant du côté de la tête de cheval demandera
lui aussi un peu de patience, et il est vivement conseillé de fixer ce dernier
avant la pose des épaulettes. De la sorte, elles ne vous gêneront pas.

Les
genouillères ont elles aussi agacé pas mal de collectionneurs, et là encore le
mieux est de les fixer une fois l'ensemble de la figurine montée et mise en
position. Le reste de l'assemblage reste classique.
Montage du socle Myth Cloth de Hagen de Merak :
Si l'on excepte
le fait qu'il ne faudra pas se mélanger les pinceaux lors de sa mise en forme
(la notice est la bienvenue) , il ne présente pas de difficulté particulière.
Ceci dit, si vous désirez l'exposer sans tige chromée veillez à bien
enfoncer les sabots dans les plots de la plaque prévue à cet effet, sous peine
de voir le divin destrier s'effondrer comme un poulain qui vient de naître.
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Esthétisme de Hagen :
Les guerriers divins sont un rajout effectué par la toei animation, la base de
comparaison sera donc l'anime. La grande particularité du design de ces
personnages hauts en couleurs venus du grand nord, c'est la finesse qui les
caractérise. Même lorsqu'ils sont aussi imposants que Thor de phecda, ils ne se
dépareillent jamais de membres fins et d'armures très prés du corps. La grande
difficulté, autant avec Hagen qu'avec ses homologues déjà sortis, allait être de
se rapprocher le plus possible de ce design si caractéristique. Eu égard aux
contraintes imposées par des matières évidemment indéformables, le résultat
s'avère dans le cas de Merak très convaincant.

A l'instar de Siegfried
(et dans une moindre mesure de Syd) la godrobe est très prés du corps, en
particulier au niveau de la taille qui est encore une fois remarquablement fine.
Tous les détails sont respectés, et les couleurs chrome et rouge magenta sont
plutôt bien choisies. Même remarque concernant la couleur des cheveux, ils sont
d'un blond clair adapté. Les jambières donnent aux membres qu'elles
recouvrent un galbe parfait, et qui n'a rien à envier (toutes proportions
gardées) à ce que l'on peut voir dans la série. Il en va de même pour les
brassières, même si la tête de cheval aurait pu être un peu moins imposante.
Mais comme nous le verrons plus loin, le volume de cette pièce prend tout son
sens lors du montage du socle. Les protège-hanches restent fidèles à la
série bien que peu seyants... Une fidélité relative d'ailleurs, le graphisme et
le finesse du personnage changeant d'un dessinateur à l'autre.
Le saphir
d'Odin est traité de la même façon que d'ordinaire, à savoir qu'il s'agit encore
une fois d'une petite pièce en plastique fixée sur la ceinture. Un concept
vraiment bien pensé, et qui donne de la crédibilité au joyau convoité par les
saints d'Athéna. Enfin, les épaulettes sont à nouveau en plastique, tout
comme une partie du plastron. Ce choix n'est pas forcément du goût de tous les
collectionneurs, mais il est bon de noter que cela ne gâche en rien l'esthétique
de la figurine, d'autant que l'intensité de la peinture est égale, et ce quel
que soit le support. Une unité qui fait parfois défaut à d'autres réalisations
de la gamme (cf. la lance de Krishna ou les jambières-genouillères de Ikki V3,
entre autres exemples).
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Photo source Tamashii
Photo source Tamashii
Photo source Tamashii
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Cette Myth Cloth propose deux diadèmes différents, l'un
masquant le regard (en position d'attaque) et l'autre pas.
Et de diadème,
justement, il en a été question dès l'apparition des premières photos. Aux yeux
de certains fans il est d'emblée apparu comme trop gros, et de fait il est vrai
que l'ornementation en question se révèle plus volumineuse que dans la série.
Ceci est cependant moins flagrant lorsque le diadème recouvre les yeux du
personnage, et il y a cela une raison qui ne relève d'ailleurs pas d'une
négligence de la part des concepteurs de Bandai. Revenons sur quelques
figurines de la gamme arborant elles aussi une couronne, par exemple les très
réussis Isaac ou Orphée. Si l'on observe méticuleusement les visages de ces Myth Cloth
lorsqu'elles sont casquées, on peut remarquer que les protections des joues ne
collent pas à ces dernières, et l'impression de taille démesurée n'est pourtant
pas flagrante. Dans le cas de Hagen le diadème respecte un schéma similaire
mais, bizarrement, il semble trop large. Le même effet visuel était déjà apparu
avec Krishna, et la raison de cette relative gêne esthétique n'est pas
spécialement à chercher du côté de la pièce d'armure... mais plutôt du côté de
la tête du personnage. Hagen n'est certes pas aussi dégarni que le général de
Poséidon (exception faite de la crête), mais ses cheveux lisses soulignent la
forme du crâne et réduisent donc le volume de celui-ci, surtout si on le compare
à des coupes typiques de l'univers saint seiya, telles celles d'Orphée ou
d'Isaac. En conséquence le diadème posé est la première chose que l'oeil
remarque, impression cependant atténuée lorsqu'il passe devant les yeux, car
révélant un peu plus le haut du crâne.
En outre, les créateurs de chez Tamashii
ont certainement été contraints de réaliser une couronne un peu plus grosse afin
qu'elle ne défigure pas le socle, cette dernière se positionnant en effet sur la
tête de cheval afin de finaliser le montage de Sleipnir. Au final, donc, un
défaut relatif à certaines nécessités, bien qu'à l'évidence un effort
particulier aurait pu être fait. Un jeu de mèches passant par-dessus le diadème
(tel qu'on le voit sur l'illustration) aurait rendu cette figurine plus
ressemblante.
Les mèches tombant sur le torse ont elles aussi suscité
leur lot de remarques, puisqu'en format Myth Cloth elles suivent les courbes des
pectoraux et ne sont pas pendantes comme dans la série. Un effet de style de la
part de Bandai qui trouvera sûrement ses adeptes et ses détracteurs, même si la
sculpture des dites mèches aurait pu être un poil (^^) plus élaborée, à l'instar
du remarquable travail capillaire de la frange. Il est cependant bon de noter
que réaliser des mèches strictement droites aurait été quelque peu difficile, le
torse étant naturellement assez bombé.
Le visage du godwarrior est quant à
lui plutôt beau, volontaire et presque farouche selon l'angle sous lequel on
l'observe, bien que pour les yeux Bandai n'ait pas repris le principe de
colorisation déjà utilisé pour ceux de Siegfried, à savoir des pupilles d'un
bleu plus foncé que celui des iris, une particularité chromatique propre aux
godwarriors ainsi qu'à certains marinas. Du coup, Hagen apparaît moins
ressemblant avec l'anime que des personnages tels que Sorrento ou le godwarrior
d'Alpha, dont les regards sont particulièrement soignés. Un choix quelque peu
inopportun (Bandai n'ayant sûrement pas de contraintes techniques à ce niveau de
détail) partiellement compensé par la couleur de peau de la figurine, assurément
moins pâle que celle de ses prédécesseurs nordiques.
Un visage plutôt
convaincant, donc, mais que certains détails auraient rendu remarquablement plus
expressif.
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Il est également dommage que les charnières de fermeture du
plastron ressortent autant lorsque la Myth Cloth est vue de face, et c'est là le
regrettable défaut d'une qualité. Hagen est en effet aussi fin que Siegfried au
niveau du torse, et cela a pour conséquence directe de faire ressortir le
mécanisme, assurément plus visible que sur certaines autres pièces de la gamme.
Notons aussi que les ailettes se fixant sur les chevilles ne sont pas d'une
stabilité remarquable, ce qui lors du montage et de la mise en position risque
d'en énerver plus d'un. Quant à la cape elle est comme d'ordinaire fort peu
convaincante, exception faite de celle de Crystal.

Enfin, et pour
conclure avec le personnage revêtu de sa protection, il est amusant de constater
que contrairement aux autres godwarriors, l'armure ne présente aucune
granulation. Surprenant car, jusqu'à présent, cela semblait être une des
caractéristiques des Asgardiens en format Myth Cloth. Ceci dit, il y a fort à parier que
peu de personnes s'en plaindront, et cela ne casse en rien l'impression
d'homogénéité lorsque les godwarriors sont réunis.
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Esthétisme du socle de Beta
Les connaisseurs le savent, le socle de beta en format vintage était déjà une
performance, et la version Myth Cloth ne déroge pas à la règle; il est tout simplement
magnifique! Certes, pour équilibrer une telle pièce Bandai a eu recours à
certains artifices (à savoir un support chromé ainsi qu'une tige pas
indispensable, comme nous l'avons vu plus haut), mais le totem de merak est si
profilé et dynamique qu'on les oublie presque instantanément. La tête de cheval
est d'ailleurs à la proportion idéale, ce qui explique son aspect relativement
massif lorsqu'elle orne le bras de la figurine... Un compromis efficace!
Tout, dans ce socle, impressionne de par sa finesse et son évidente pureté
de lignes. Quand bien même il serait exposé dans un salon moderne sans aucune
autre référence à l'univers saint seiya, il ne dépareillerait certainement pas.
Pour ainsi dire, cet objet est si réussi esthétiquement qu'il se suffit à
lui-même. Seul défaut visuel, l'emplacement d'attache des jambes avant.
Idéalement, il aurait fallu fixer leur point de jonction au niveau des
ouvertures du plastron formant le poitrail, mais dans ce cas le visage de
Sleipnir aurait été partiellement masqué. Ceci est bien évidemment laissé à
l'appréciation de chaque collectionneur, mais le socle de Merak est peut-être le
plus réussi, ou à tout le moins l'un des plus réussis de la collection.
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-- Conclusion --

Les plus:
-Fidéle à l'anime.
-Des couleurs adaptées. -Une grande finesse de sculpture. -Un jeu de
mains suffisant pour varier les poses de Hagen. -Un socle magnifique.
Les moins:
-Des mèches
perfectibles. -Un diadème (en position relevée) volumineux. -Des
charnières beaucoup trop visibles. -Un montage pas toujours évident.
Les points mitigés:
-Une cape d'un intérêt anecdotique, de par la matière la composant.
-Des yeux traités différemment de ce que l'on peut voir dans la série.
-Des ailettes très peu stables. -Des poses qui demanderont de la
patience. -Un visage qui, pour certains collectionneurs, aurait pu être plus
travaillé.
Conclusion:
Malgré ses huit pattes, Hagen aura pris son temps pour débarquer dans
nos collections. Le résultat, en dépit d'indéniables défauts, reste néanmoins
magnifique, et ce nouveau guerrier du grand nord comblera sans le moindre doute
les fans. Fier, fin et très proche de son homologue animé, il s'imposera
sans difficulté dans une collection. À voir l'attention qui a été portée au
socle ainsi qu'à la fidélité générale de reproduction, il n'y a pas à douter que
Bandai soigne les godwarriors. Une myth cloth élégante et réussie qui clôt
avec panache les magnifiques sorties de l'année 2007, et une pièce de plus qui
enrichit la gamme Asgard!
Appréciation réalisée par Milo06.
Photographies réalisées par
Scanjet et ShaGma. Mise en ligne par Scanjet et Kanon.
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