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Myth Cloth et Custom Saint Seiya

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Myth Cloth Baian du cheval des mers

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 -- Introduction --

Baian du cheval des mers est le gardien du pilier du pacifique nord, et le troisième général que découvrent les saints d'Athena.

D'entrée de jeu il attaque Seiya (puisque c'est lui qui ouvre les hostilités) avec une technique d'une rare violence, le souffle divin.
Se décrivant comme l'égal d'un chevalier d'or le marinas ne fait pas dans la dentelle, et Seiya va dans un premier temps sérieusement se demander si ce combattant n'est pas à la hauteur de ce qu'il prétend.

Voyant néanmoins que le godbreath ne parvient pas à avoir raison de son adversaire, Baian utilise l'attaque dite des "lames du fond du pacifique" (originellement nommée "rising bellows"), une technique elle aussi si brutale qu'elle envoie l'opiniâtre bronze saint à la surface de l'océan.

Mais même cela ne met pas à genoux le chevalier pégase dont l'armure, imprégnée du sang des goldsaints, se met à luire comme de l'or au cours de l'affrontement, donnant à Baian la réponse expliquant l'exceptionnelle résistance du chevalier de bronze. Une résistance renforcée par l'expérience acquise par ce dernier au cours des batailles successives du sanctuaire et d'Asgard.

Se protégeant des météores envoyés par Seiya avec une technique similaire à celle du silver saint Misty du lézard -lui-même battu par le chevalier pégase- , Baian finit par succomber sous les coups du fidèle guerrier d'Athéna, ce dernier lui démontrant grâce à l'aide du septième sens qu'il n'est pas à la hauteur de ses prétentions. Les dernières paroles de Baian sont dédiées à la gloire de Poséidon, ce qui en dit long sur la détermination et la fidélité de ce dernier à la cause du dieu des océans.

Baian est le cinquième général à sortir en format myth cloth, après les incontestablement réussis Isaac, Kanon, Sorrento et Krishna. Est-il lui aussi du même niveau?

Prix approximatif de la version Fr  :

**

Prix approximatif de la version Jap :
*environ 55 - 65 euros*

Scan de la notice

 


 

Aspect de la Boîte

Ceci ne suprendra personne, on a droit à une window box verte du plus bel effet, et dont le recto nous présente une illustration de Baian identique à celle de la version vintage. Comme à l'accoutumée, le verso nous dévoile un personnage casqué, non casqué, pose en pied, ainsi qu'en position de défense et d'attaque. Concernant ce dernier point, le montage représentant le général en train d'exécuter le godbreath est plaisant et bienvenu, car il nous donne un avant-goût du second visage fourni pour la représentation de cette technique de combat.

 

Montage de la figurine

Il ne présente réellement aucune difficulté même si il faudra faire attention lors du montage des avant-bras, les protège-mains articulés ayant une fâcheuse tendance à gêner la manoeuvre. Les ailes se positionnant dans le dos nécessitent également que l'on force un peu pour les fixer mais en dehors de ces quelques points, rien ne compliquera l'assemblage de votre myth cloth.
À noter cependant que, selon les séries, les genouillères tiennent plus ou moins bien.

Montage du socle

Là encore, l'habitude aidant, la mise en forme du seahorse ne devrait poser aucun problème. On déboîte, on emboîte et au final on se retrouve avec un cheval des mers. Magique ? Non,c'est Bandai

 

 

Esthétisme de la figurine

De l'avis général, les marinas ont jusqu'à présent été une magnifique réussite en adaptation au format MC. Entrons directement dans le vif du sujet, ce n'est pas avec Baian que la déception sera au rendez-vous.

La figurine présente une fidélité assez complète comparée aux modèles d'origine, fidélité accentuée par un bonus bienvenu, en l'occurrence un second visage permettant de reproduire le godbreath. Une initiative aussi inattendue que ludique, et qui faisait défaut à des pièces relativement récentes, Krishna de Chrysaor ou Sorrento par exemple.

La réalisation de ce second faciès est d'ailleurs tout à fait satisfaisante, bien que le travail de la bouche aurait pu être plus élaboré (comme c'est le cas pour les bustes de Mu et d'Aiolia), mais l'expression est là et confère à ce personnage une attitude combative tout à fait à propos. 

La chevelure est aussi réussie que celle des autres pièces de la gamme Poséidon, Bandai ayant poussé très loin le sens du détail, en incluant une petite mèche tombant sur le front du général lorsqu'il est casqué. La sculpture du visage de Baian fait également honneur au modèle original, même si il paraîtra à certains collectionneurs moins hautain que dans la série.

Malgré cela le seahorse en impose tant la scale (assez "antique" dans son design) est impeccablement reproduite, que ce soit au niveau de ses formes ou des ornementations qui la décorent... Un véritable régal visuel!

Les concepteurs démontrent avec ce nouveau général des mers qu'ils maîtrisent leur sujet, les membres massifs (toutes proportions gardées) du personnage évoquant d'ailleurs bien la force plutôt sauvage qu'il dégage dans la série.

Il est juste regrettable que la figurine apparaisse au final moins grande que ses homologues déjà sortis, mais ce défaut reste relatif et il se pourrait même qu'il donne du style à la collection, en établissant une forme de hiérarchie entre les divers généraux. Une caractéristique visuelle cependant déroutante, et dont l'appréciation finale dépendra de la perception qu'a chaque collectionneur de l'importance de ce personnage dans la saga de Poséidon.

La couleur de la scale est quant à elle identique à la palette initiée par Kanon du dragon des mers, à savoir un orange cuivré et un or blanc presque chromé du plus bel effet.

Si la fidélité n'est pas totale, ce choix chromatique donne pourtant à l'ensemble de la protection un caractère séculaire indéniable, tout à fait adapté à l'esprit hellénique de la série. La différence de couleur entre les parties plastique et métal est d'ailleurs assez peu flagrante, au contraire de certaines autres pièces de la gamme. Le rendu n'est certes pas irréprochable, mais une exposition sous une belle lumière devrait largement atténuer ce défaut.

Pour la seconde fois au sein des MC de Poséidon les épaulettes sont en plastique, ce qui ne conviendra pas à tous les collectionneurs, mais qui n'altère en rien (ou de façon presque imperceptible) l'homogénéité de l'ensemble. La raison d'un tel choix n'est pas forcément claire, mais les concepteurs l'ont peut-être effectué pour donner plus de stabilité à cette figurine. Si tel est le cas le pari est réussi, Baian tenant plutôt bien sa garde... Un cheval de combat à l'assise satisfaisante!

Il est par ailleurs possible de monter sur la scale un jeu d'ailes repliées ou déployées. Dans les deux cas le système de fixation à emboîtement paraît trop volumineux, mais les longs cheveux du personnage permettent de masquer le mécanisme. Rien de bien dramatique cependant, d'autant que les ailes repliées (et telles que portées dans la série) s'accordent superbement avec les lignes d'ensemble. On pourrait juste regretter, comme dans le cas de Siegfried du reste, que les dites ailes ne soient pratiquement pas visibles de face, ce détail graphique originel renforçant la stature du personnage...

Le jeu de mains proposé suffit quant à lui à faire adopter à Baian toutes les poses qu'on lui voit dans l'anime, y compris celle de sa technique de protection, paumes face à l'agresseur.

Les plaques protégeant les mains, par contre, se démarquent nettement du dos de ces dernières, un choix d'autant plus surprenant que Bandai avait innové avec la figurine de Sion, en incluant des éléments de surplis se fixant sur les mains. Ceci ne gâche évidemment pas le design de la MC, mais il est évident que chaque pose devra être soigneusement étudiée afin que ces appendices ne créent pas de gêne visuelle disgracieuse. D'un autre côté, les concepteurs ont très certainement été contraints de faire ce choix en raison des charnières liant les plaques aux avant-bras. Des charnières qui, comme nous allons le voir plus loin, dévoilent toute leur utilité lors du montage du socle.

La cape fournie, enfin, est d'une qualité à nouveau discutable, même si ce plus reste appréciable

 


.

 

Aspect du socle

Voilà une pièce ambiguë à juger. Si l'on s'en réfère aux illustrations originelles de Masami Kurumada, ce socle n'est à l'évidence pas d'une fidélité absolue, bien que cela ne l'empêche pas d'être parfaitement représentatif du cheval des mers, les concepteurs de Bandai ayant pris l'initiative de modifier la forme de la pièce simulant le chanfrein et les naseaux de l'équidé marin.

Si à l'origine l'extrémité du visage était tombante, elle est ici rectiligne. Cette retouche donne au socle une forme immédiatement identifiable, et le résultat aurait été superbement convaincant si une barre de fixation n'avait pas été placée devant le poitrail. La seule explication possible a un tel choix vient certainement de la contrainte imposée par ce qu'est la silhouette d'un cheval. En effet, si les pièces d'armure formant les jambes antérieures du seahorse avaient été fixées au niveau des ouvertures latérales du plastron-poitrail, l'animal aurait donné l'impression d'être plus bas de l'avant que de l'arrière, ce qui n'aurait en rien correspondu à une position équine digne de ce nom.

      

      

Quant aux plaques protégeant les mains elles dévoilent ici tout leur intérêt, le fait qu'elles soient articulées leur permettant en effet de se positionner au-dessus des sabots de façon tout à fait naturelle et seyante.

En résumé un cheval des mers convaincant, et qui malgré quelques entorses au design d'origine ne dépareillera pas une fois exposé avec les socles des autres généraux.

 

-- Conclusion --

Les plus:

- Une grande fidélité aux dessins d'origine.
- Un visage conventionnel réussi.
- U n second visage perfectible, mais qui permet de superbement reproduire le godbreath.
- Des possibilités d'exposition variées.
- Un travail de sculpture impeccable.
- Un personnage à l'allure puissante.

Les moins:

- Les plaques dorsales des mains quelque peu volumineuses.
- Une cape peu convaincante.

Les points mitigés:

- Un personnage plus petit que ses homologues.
- Des épaulettes en plastique.

Conclusion:

Baian est la première figurine de l'année 2008, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il fait une entrée en matière aussi fracassante que dans la série. Ce cinquième général des mers est dans la lignée de ceux déjà sortis, et Bandai nous prouve encore une fois que le niveau de qualité ne baisse pas, en nous offrant là une figurine quasiment irréprochable. En attendant l'arrivée de Io de scylla au mois de mai, Bian complètera avec classe la magnifique et grandissante collection des marinas!

Appréciation réalisée par Milo06.
Photographies réalisées par Icereef, Scanjet & General Sorente.
Mise en ligne par  Scanjet.

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