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-- Introduction --
Krishna de Chrysaor, fils de Poséidon et de Méduse dans la mythologie grecque,
est le troisième général qu'ont à affronter les saints d'Athéna durant leur
bataille contre l'empereur des mers. Gardien du pilier de l'océan indien
armé d'une lance d'or réputée indestructible, Krishna va donner du fil à
retordre au chevalier du dragon avant que ce dernier ne parvienne, grâce à la
redoutable excalibur héritée de Shura du capricorne, à briser l'arme du général
en même temps que sa scale. C'est à ce moment que Krishna -aussi fermement
décidé à défendre le pilier de l'océan indien que Shiryu ne l'est à le détruire-
libère les forces cosmiques qui sommeillent en lui. Et c'est au prix d'un ultime
effort de volonté que le chevalier du dragon (à ce moment du combat handicapé
par une cécité croissante issue de la surbrillance du cosmos défensif de
Krishna) parviendra à toucher les sept points vitaux, dénommés chakras, du
marinas.
Krishna de Chrysaor est le quatrième général de Poséidon à
faire son apparition en format myth cloth, alors voyons ce que nous propose
Bandai pour le dernier combattant des mers de l'année 2007.
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Prix approximatif de la version Fr :
**
Prix approximatif de la version Jap : *environ
55 - 65 euros*
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Scan de la notice
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Montage de la figurine Krishna de Chrysaor
Il ne pose aucun problème particulier, même s'il est bon de noter que la
ceinture se monte en deux temps. Il s'agit en premier lieu de positionner la
face arrière, de fermer le plastron et ensuite de rajouter la partie avant.
Hormis cela, il est conseillé de monter les deux parties de la lance dans
chacune des mains, de fixer celles-ci aux poignets et ensuite de raccorder les
deux parties. Pour tout le reste, le montage de cette figurine reste un jeu
d'enfant.

Montage du socle
Le socle est d'une difficulté de mise en place égale, même s'il faudra veiller à
bien fixer les plots transparents permettant de supporter le mannequin. Hormis
cela, la mise en forme du socle reste assez similaire au montage de la scale sur
la figurine.
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Esthétisme de la figurine Krishna
Dés le départ, les myth clothes dédiées à la saga Poséidon ont eu la faveur des
fans et ce n'est pas Krishna qui va déroger à la règle, même si par ailleurs
certains choix de finition ou de conception sont perfectibles, comme nous allons
le voir plus loin.

Pour ce qui est des nombreux points positifs notons en
premier lieu la qualité de la réalisation du visage. Tout comme son homologue
animé il dégage une impression d'indéfectible assurance (voire de supériorité),
impression rehaussée par le contour noir plutôt soutenu des yeux fins et
pénétrants de ce général.
La chevelure est également impeccablement
sculptée, et bien que sa couleur d'un mauve pâle presque blanc ne soit pas
totalement fidèle au modèle originel, il n'en reste pas moins qu'elle se marie
parfaitement aux teintes cuivrées et claires de la scale, en plus d'établir un
beau contraste avec la peau sombre de Krishna.


Notons également que, de
façon inspirée, Bandai a jugé bon de laisser le torse de la même couleur que le
visage et les bras, ce qui permet à la figurine de pouvoir adopter la position
du "Maha Ro Shi Ni " torse nu. À ce sujet, la possibilité d'orienter les
protège-hanches de la jupe (grâce à des attaches se clipsant sur la ceinture)
afin de donner plus de naturel à la position méditative est un plus non
négligeable. Imaginez Shaka s'il avait bénéficié du même système!
Ajoutons à
cela que la sculpture de la scale est encore une fois irréprochable, et il
devient manifeste que ce nouveau marinas risque fort peu de décevoir.
Les
proportions de la figurine sont d'ailleurs remarquablement équilibrées, Krishna
ne paraissant ni trop fin ni trop massif. La présence du cercle de flammes,
que Krishna porte dans le manga (et pas dans l'anime) permet de monter la
figurine selon ses préférences... Les puristes apprécieront! À noter que ce
cercle est présent sur certaines représentations de Zochoten, un des quatre rois
célestes du bouddhisme, et qui a très certainement inspiré à Masami Kurumada la
scale de Chrysaor.
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Bandai fournit avec cette MC deux cous, une initiative qui permet à Krishna
(avec le cou version longue) de ne pas paraître engoncé dans sa scale. La
version courte révèle tout son intérêt lorsque le marina est en méditation, pour
laquelle il est bon de signaler l'excellente réalisation des mains dédiées à
cette position.
Cependant rien n'est jamais parfait, et même les forces cosmiques de Krishna ne
peuvent nous aveugler au point de ne pas remarquer les quelques défauts
inhérents à toute MC. Et le premier d'entre eux concerne la fameuse lance d'or.
Que cet objet éponyme soit en deux parties est déjà d'un esthétisme
douteux, mais l'effet de contraste est en plus de cela appuyé par les
différentes matières (plastique et métal) le composant. Question cohérence on a
déjà vu mieux, et il est dommage qu'à un tel niveau de qualité et de fidélité,
Bandai fasse encore des choix aussi étranges pour la représentation de ce qui
est à l'évidence la principale caractéristique de ce général. Peut-être
aurait-il été plus judicieux de proposer deux hampes de taille différente, ce
qui aurait évité cette disgracieuse séparation...
Autre reproche qui pourrait être fait à cette MC (et qui est directement lié à
la conception) ,c'est le système d'attache du diadème. L'un des traits les plus
remarquables de la physionomie de Krishna vient en effet de sa crête et de son
crâne quasiment nu. Si l'on regarde la MC de face aucun souci, elle en
impose plutôt pas mal, même si le crâne relativement lisse du général tend à
faire ressortir en premier lieu le diadème. En revanche, lorsqu'on observe la
figurine de profil, on remarque que les attaches enserrant le crâne sont si
visibles qu'elles cassent le réalisme et donnent un résultat quelque peu...
grossier, chose à laquelle les MC ne nous avaient pas habitués. Pourquoi ne pas
avoir prévu de retirer la toute première mèche de la crête pour pouvoir y
insérer un plot maintenant le diadème?
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Pour ce qui est des points mitigés, certains collectionneurs risquent d'être
surpris par les épaulettes qui sont en plastique, au contraire de celles des
autres marinas. Le pourquoi du comment d'un tel choix trouve peut-être sa
réponse dans le fait que les épaulettes s'emboîtent (de façon inversée) sur les
supports du socle prévus à cet effet, d'où la nécessité d'une certaine
élasticité.
Notons également que les différences d'intensité de couleur entre le métal et le
plastique, à l'instar d'un Sorrento ou d'un Ikki v3, sont un peu trop évidentes,
et cassent légèrement la ligne d'ensemble. C'est là un problème que des MC
récentes et de couleur sombre (telles que Syd et Sion) n'ont pas, et qui semble
être propre aux figurines de la gamme disposant de teintes plus ou moins
claires.
Le système d'attache des cheveux reliés au cou est également
antérieur à celui utilisé pour Syd, mais il a moins l'avantage (à l'inverse de
Kanon) de tenir plutôt bien. Une paire de mains ouvertes aurait également été la
bienvenue, même si cela n'affecte pas énormément les possibilités d'exposition.
Enfin, il aurait été appréciable de disposer d'un visage avec les yeux
fermés, ne serait-ce que pour finaliser la position méditative de Krishna...
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Aspect du socle de Chrysaor

Il est quant à lui remarquable, non seulement dans sa présentation mais
également dans la conception qui en est à l'origine.
Dans sa version manga, en
effet, les cuissardes de la scale sont cachées dans le plastron. Ici, Bandai
pallie à une difficulté technique évidente (à savoir l'indéformabilité des
matériaux) avec créativité, en reprenant la position du "Maha Ro Shi Ni", la
lance en plus.

À l'évidence, l'équipe de Tamashii a utilisé les bases
conceptuelles de la scale de Chrysaor, et le résultat final se révèle être
remarquable en terme d'esthétique. Si l'on ajoute à cela le fait que le
personnage est supporté par un plot en plastique transparent donnant l'illusion
de la lévitation (plot fixé sur un support frappé des sept fameux chakras), on
ne peut que tirer notre chapeau aux concepteurs pour cette initiative qui ne
manque pas de style.

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-- Conclusion --
Les plus:
-Un visage
remarquablement fidèle. -La présence de deux cous. -La possibilité
d'orienter les protège-hanches de la jupe pour la position du"Maha Ro Shi Ni".
-La taille de la figurine ainsi que la finesse de la sculpture. -Les
innovations du socle. -L'impeccable travail de la chevelure.
Les moins:
-Le
système d'attache du diadème quelque peu inesthétique. -La lance en deux
parties.
Les points mitigés:
-La couleur, inégale selon les matières. -L'absence d'un
visage avec les yeux clos. -Le système d'attache des cheveux. -Un jeu de
mains qui aurait pu être un peu plus riche, bien que cela influe peu sur le
résultat final.
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Conclusion:
Krishna de Chrysaor est donc le dernier marinas de l'année 2007 à venir
combattre dans les vitrines des collectionneurs, et il saura malgré ses quelques
défauts se faire remarquer à sa juste valeur.
Une figurine perfectible (mais
laquelle ne l'est pas? ) qui fait honneur à la gamme des MC en général, et des
marinas en particulier. Encore une belle réussite de la part de Bandai!
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Appréciation réalisée par Milo06.
Photographies réalisées par
Shagma & Scanjet. Mise en ligne par Scanjet.
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